L’éolien en mer s’affirme sur le marché des EnR électriques [Dossier]

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Le mois de juin 2019 marquera la filière française de l’éolien en mer. Les résultats très compétitifs de l’appel d’offres de Dunkerque, remporté par EDF Renouvelables vendredi dernier, ont confirmé la baisse significative des coûts dans le secteur, et ont contraint le gouvernement à revoir, un peu, sa copie de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). A l’international, le Royaume-Uni conserve pour l’instant son leadership mais les Etats-Unis et la Chine se montrent également très ambitieux.

Sous la barre des 50 €/MWh en France

Depuis vendredi, l’éolien en mer est officiellement devenu l’énergie renouvelable électrique la moins chère de l’Hexagone. Certes en raison d’un contexte ultra-concurrentiel sur l’appel d’offres de Dunkerque, associé à une tendance inflationniste dans les appels d’offres solaires et éoliens terrestres de la CRE. Mais l’éolien en mer se positionne désormais comme une technologie incontournable du mix électrique français. Outre les coûts, la durée de développement des projets en France représentait un véritable obstacle, à l’image du parc de Saint-Nazaire, attribué en 2012, qui sort à peine de son parcours du combattant juridique. Le feu vert du Conseil d’Etat est reçu par les développeurs comme un signal extrêmement positif, et ils espèrent qu’il fera jurisprudence. A l’image du consortium Ailes Marines qui travaille à la sélection de ses fournisseurs pour le futur parc de Saint-Brieuc.

Dans l’éolien flottant, la France est dans le peloton de tête (4 projets pilote en développement) et semble vouloir prendre le leadership avec l’annonce la semaine dernière de l’organisation de trois appels d’offres commerciaux de 250 MW chacun, une première en Europe, pour les régions Bretagne, Occitanie et Paca. Le calendrier reste à préciser.

Classement 2018 des pays européens en matière d’éolien en mer (c) WindEurope

A l’international, le Royaume-Uni reste le premier parc éolien en mer du monde avec plus de 8 000 MW raccordés, suivi de près par l’Allemagne avec plus de 6 000 MW. Dans ces deux pays, des premiers corporate power purchase agreements (PPA) attachés à des parcs éoliens en mer ont été conclus, signe de la maturité de la filière qui flirte avec les prix de marché. Malgré un président pro-charbon et pro-pétrole et gaz de schiste, les Etats-Unis n’ont jamais autant lancé de concessions maritimes pour l’installation de parcs éoliens en mer, empochant au passage des droits d’entrée qui se comptent désormais en centaines de millions de dollars.

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