Tenergie reprend les actifs solaires de l’ex-CAM Energie, veut créer un pôle d’attraction

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(Crédit : Cam Energies Services)

CAPG Energies Nouvelles, ex-CAM Energie, la filiale spécialisée dans les EnR du Crédit agricole Pyrénées-Gascogne, a apporté ses 75 MW de centrales surtout solaires, mais aussi hydroélectriques et biogaz, à deux sociétés créées en commun avec Tenergie, qui sera aussi en charge de l’exploitation de l’ensemble ; lequel représente un montant de 400 M€, emprunts compris.

Une première société, détenue aux deux tiers par CAPG EN, loge 10 MW photovoltaïques et 25 MW hydro et méthanisation en service dans le Gers, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées. La seconde, contrôlée par Tenergie, rassemble 45 MW d’actifs solaires en production dans d’autres départements. CAM Energies, née à Tarbes en 2008 [am4show have=’g1;g2;g4′ user_error=’Please_Upgrade’ guest_error=’Please_Subscribe’]d’une collaboration entre la caisse Pyrénées-Gascogne du Crédit Agricole et Olivier Gleize, avait en effet fait entrer 13 autres caisses régionales à son capital en 2016En revanche, le pipe de projets, logé dans Heslyom, nouveau nom de CAM Energies Services, a été repris par Watt-Group.

Accès aux territoires

Mais pour le producteur de Meyreuil (Bouches-du-Rhône), l’opération « n’est pas seulement une acquisition, c’est aussi un partenariat structurant », indique Nicolas Jeuffrain, co-fondateur de Ténergie. À plusieurs égards. Tout d’abord, en contact avec les agriculteurs, les entreprises et les collectivités, le réseau du Crédit agricole représente un potentiel relais majeur pour l’accès aux projets locaux. Bien entendu, en face, du côté de la caisse régionale Pyrénées-Gascogne, c’est la perspective d’être prioritaire sur le financement de projets dans les trois départements cités.

Ensuite, Tenergie consolide de la sorte ses relations avec un financeur majeur, présent depuis les débuts dans les projets de l’entreprise et qui en plus devient aussi un investisseur en fonds propres dans les nouvelles JV. Or, Tenergie veut grandir encore et vite, comme producteur d’électricité, dans un secteur en concentrationSes besoins deviennent lourds ; il prévoit d’investir en tout 250 M€ en 2018, pour 750 M€ investis depuis la création en 2008, dette incluse.

Alternative à la cession

Enfin, la nouvelle société commune contrôlée par Tenergie vise à devenir un pôle d’attraction. Par exemple pour les projets financés dans l’Hexagone par d’autres caisses du Crédit Agricole. Mais aussi pour un rapprochement avec d’autres entreprises, même si elles sont pour l’instant concurrentes de Tenergie. « La concentration en cours et le prix élevé des actifs peuvent certes inciter certains producteurs à céder dès maintenant leurs centrales. Mais ils peuvent aussi choisir une autre voie, celle de la mise en commun de ressources avec nous », propose Nicolas Jeuffrain.

Selon quelles modalités ? « Nous sommes en mode exploratoire, en particulier sur le contrôle des actifs, la liquidité, l’exploitation. Ce qui sûr, c’est que la gestion en commun des parcs a du sens, de même que l’adossement à des partenaires financiers puissants du type du Crédit Agricole», affirme ce dirigeant, qui indique que plusieurs producteurs sont intéressés par le projet et l’état d’esprit

Tenergie annonce un chiffre d’affaires consolidé de 80 M€ en 2017, 200 MW en exploitation dans le solaire et l’éolien et 212 MW en développement. Mais après cette opération avec CAPG EN, la capacité installée consolidée est portée à 250 MW dont 27 MW éoliens. Le portefeuille de projets annoncé est de 212 MW.

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