La valeur se déplace vers le service énergétique
Attention, zone de fortes turbulences ! Le secteur des énergies renouvelables en France est à un tournant, marqué par la réduction du soutien public, une baisse des ambitions de l’Etat pour une partie des filières et une difficile émergence des modèles d’affaires privés. C’est dans ce contexte que s’est tenue la 12e conférence GreenUnivers sur le financement des infrastructures EnR le 1er juillet à Paris.
Si les conditions de financement restent favorables, banques et fonds d’infrastructures font preuve d’une grande prudence. Ils scrutent la solidité financière des développeurs et veillent à la sécurisation des débouchés commerciaux. Et à l’heure où les épisodes de prix négatifs se multiplient, la flexibilité – et notamment le stockage – s’impose dans tous les projets.
Alors, où sont les relais de croissance ? La demande en électrons devrait connaître une accélération, sous l’effet conjugué de l’électrification de la mobilité et des besoins liés à l’intelligence artificielle et à la décarbonation de l’industrie. Cette évolution s’accompagne d’une diversification des modèles d’affaires et de financement. Les investisseurs élargissent leur champ d’intervention à de nouvelles technologies (géothermie, chaleur thermique, e-carburants…) et sont prêts à prendre plus de risques. Ces mutations traduisent aussi un déplacement de la valeur, de l’actif vers le service énergétique, et entraîne une consolidation du marché.
Retrouvez les principaux enseignements de cette conférence dans les comptes rendus thématiques ci-dessous :
- Quels sont les moteurs de la consommation mondiale d’électricité ?
- EnR : les financeurs sont plus attentifs à la solidité des sociétés
- Les financeurs se préparent aux modèles d’affaires plus risqués
- Les nouvelles infras énergétiques au défi du financement
- Revenus des batteries : le trading va remplacer les services système dès 2029
- Les relais de croissance selon Octopus, Reden et Ze Energy

