Les nouvelles mobilités dans les starting-blocks [Dossier]

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A l’occasion du 2e Forum International Energy for Smart Mobility (E4SM) qui se tient à Marseille du 14 au 15 mars, co-organisé par GreenUnivers et le pôle de compétitivité Capenergies, la rédaction publie un dossier consacré aux nouvelles mobilités propres et intelligentes.

Un secteur en plein mutation

C’est peu dire que le secteur vit de profonds bouleversements. Le dieselgate et les politiques publiques de lutte contre la pollution atmosphérique repoussent de plus en plus les véhicules thermiques hors des villes, et bientôt des routes (2040 en France). L’électrification des véhicules, le développement de modes de déplacement alternatifs (covoiturage, autopartage, trottinettes et vélos électriques), sans oublier l’hydrogène qui s’invite comme carburant alternatif, telles sont les dynamiques à l’œuvre actuellement, avec à la clé le développement de nouveaux marchés.

En 2018, uniquement en France, les entreprises des nouvelles mobilités ont levé 279 M€ pour financer leur croissance. Un record. Il faut dire que le gouvernement français est proactif en matière d’électromobilité avec notamment la création de primes à la casse très élevées (6 000 €), le lancement d’appels d’offres publics, l’installation de nombreuses bornes publiques de recharge, un plan batterie doté de 700 M€ sur cinq ans, annoncé par le président de la République lui-même, sans oublier une loi en cours d’adoption.

Le cœur de LOM

En France, la loi d’orientation des mobilités (LOM) actuellement en discussion au Parlement – elle doit passer au Sénat le 19 mars – doit mettre en musique les ambitions françaises en matière d’écomobilité, et d’électrification des véhicules en particulier. Les acteurs du secteur en espèrent des mesures d’aides fiscales, réglementaires et administratives pour faciliter l’émergence d’un marché dont le business model n’est pas encore clairement défini, notamment dans les infrastructures de charge.

Elle devra également lever les barrières à la mobilité hydrogène qui se développe aussi, avec plusieurs projets pilotes dans l’Hexagone. Des initiatives qui ont encore besoin du soutien public en raison des surcoûts que présentent ces technologies. Mais pour combien de temps ?


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