PPE : la CGT fait l’impasse sur la consommation d’énergie (et celle des agents IEG)

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« Il faut privilégier les EnR non électriques (…) en priorité la biomasse, sous forme de chaleur et le biométhane injecté dans le réseau », écrit la CGT Mines-énergie dans sa contribution au débat sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie. La filière des bioénergies se réjouira peut-être de ce soutien. Celle des EnR électriques intermittentes est en revanche dans le collimateur du syndicat car, selon son cahier d’acteur, l’éolien et le solaire contribuent peu aux objectifs de réduction du CO2, dégradent la qualité de la production électrique nationale et créent peu d’emplois pérennes, alors que les fermetures des centrales à charbon et de Fessenheim vont en supprimer. Pour maintenir les emplois, le syndicat propose notamment de convertir à la biomasse les centrales thermiques concernées, pour une production à la pointe de 500 heures/an. 

La TE créerait peu d’emplois de qualité

La CGT a deux reproches à faire à la transition énergétique : affaiblir le statut social du personnel des industries électriques et gazières (IEG), qui selon le syndicat aurait dû être étendu à tous les salariés de l’énergie, start-up et PME comprises et ne pas créer d’emplois industriels solides. « Les filières industrielles doivent devenir de véritables acteurs au service de la cohésion énergétique territoriale, de la lutte contre le réchauffement climatique et contre la précarité énergétique », affirme Sébastien Menesplier, secrétaire général de la fédération nationale Mines-énergie CGT. Pour peser à sa manière sur le débat PPE et alerter le grand public, le syndicat a appelé cette semaine et jusqu’à la clôture de la consultation fin juin à des coupures de courant ciblées, des reprises en main de l’outil de travail, entre autres actions. 

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