AAP Territoires Hydrogène : quels sont les projets présentés ?

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hydrogene-transition-energetique-300x200Lancé le 4 mai dernier et clos le 30 septembre, l’appel à projets (AAP) « Territoires hydrogène » est en cours d’instruction au ministère de l’Environnement, par un jury composé entre autres des futurs co-financeurs des initiatives, parmi lesquels l’Ademe, Bpifrance et la Caisse des dépôts.

Une centaine de projets sont à l’examen, déposés par quarante candidats : pôles de compétitivité, communautés de communes, syndicats départementaux, conseils régionaux… répartis dans toute la France y compris l’outre-mer.

Bouquet d’applications

« Ces projets [am4show have=’g1;g2;g4′ user_error=’Please_Upgrade’ guest_error=’Please_Subscribe’]ont pour caractéristique principale d’être multi-usages, c’est-à-dire de ne pas privilégier une seule application comme la mobilité, mais d’en prévoir plusieurs. C’était d’ailleurs l’un des pré-requis du cahier des charges », rappelle Cédric Thoma, chargé de mission filières vertes à la Direction générale Energie Climat (DGEC).

Parmi les candidatures figurent ainsi une expérimentation aéroportuaire, destinée à tester la pile à combustible dans les avions mais aussi les véhicules H2 de service sur les pistes. Un autre propose une infrastructure de stockage H2 pour une grande surface, en lieu et place des générateurs de secours des groupes frigorifiques. Un autre encore, présenté par le syndicat départemental de la Vendée, couple stockage hydrogène et parc éolien.

Les lauréats connus sans doute fin octobre

Les points de recharge pour véhicules H2 sont présents dans nombre de dossiers, – c’est quand même l’une des grandes attentes des industriels, qui souhaitent une centaine de stations d’ici 2020 – mais le ministère de l’Environnement n’en a pas encore  fait le décompte exact. « Les projets candidats correspondent à pratiquement toute la palette de solutions hydrogène décarboné, y compris des drones… Cela dit, tous n’ont pas la même maturité et tous ne seront pas retenus, bien entendu »,  rappelle Cédric Thoma, sans s’autoriser un pronostic sur le nombre d’élus. Lesquels devraient être choisis d’ici fin octobre et donc labellisés « Territoires hydrogène ».

Le décret hydrogène en préparation

Ce sera une sorte de passeport pour se présenter au guichet des programmes de soutien à l’innovation de l’Ademe, Bpifrance, la BEI ou la CDC. Et une manière concrète de faire peut-être émerger la filière française de l’hydrogène, au moment où l’Afhypac (Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible) et la Direction générale de la prévention des risques (DGPP) discutent du futur décret sur la réglementation de l’hydrogène énergie (pas seulement industriel) et où se prépare la transposition, d’ici la fin de l’année, de la directive européenne sur les carburants alternatifs.[/restrict-content]