Exclusif : 20 milliards d’euros de deals dans les cleantech en 2009

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Et deux sur quatre sont pilotées par le richissime fonds souverain chinois China Investment Corp (CIC), qui affiche clairement sa volonté de racheter des entreprises occidentales du secteur des énergies renouvelables.

La plus grosse opération du trimestre combine deux tendances galopantes : la montée de puissance de la Bourse de Hong Kong et les ambitions pharaoniques de l’éolien en Chine. Un double moteur qui a permis au premier développeur chinois de parcs éoliens, China Longyuan Power Group, de s’introduire en Bourse en levant l’équivalent de 2,3 milliards de dollars.

La deuxième opération est tout aussi emblématique : le fonds souverain chinois CIC, qui dispose de 100 milliards de dollars, s’est offert 15% de l’une des premières compagnies d’énergie américaines, AES Corp. Du jamais vu aux Etats-Unis, où certains s’inquiètent de voir apparaître au Texas un immense parc éolien financé par la Chine…

Les Américains brillent par leur absence

Si les Chinois partent à la conquête des cleantech, les Américains sont eux quasi absents de notre classement : seul United Technologies Corporation (UTC) se glisse dans notre baromètre avec le rachat de 49,5% du fabricant anglo-américain d’éoliennes Clipper Windpower. En 2009, ce sont les Européens et les Chinois qui ont mené la danse.

Le reste de notre classement, qui concerne presque uniquement les secteurs de l’éolien et du solaire, montrent des mouvements majeurs de concentration, fruits des difficultés de financement provoquées par la crise financière : de grands groupes éoliens se sont faits racheter, comme l’irlandais SWS et Clipper, deux industriels du solaire ont fusionné en Suisse…

Une opération frappante, le rachat par l’allemand Siemens de Solel, un groupe israélien spécialisé dans les centrales solaires thermiques. Ce dernier, encore déficitaire, a été racheté pour 284 millions d’euros, après une bataille d’enchères entre industriels européens.

Ce trimestre a aussi vu des transactions moins grosses mais symptomatiques. Signe des promesses futures du marché du carbone (malgré l’échec du Sommet de Copenhague), la banque JP Morgan a racheté EcoSecurities, l’un des leaders mondiaux des crédits carbone, à l’issue d’une bataille de prétendants à laquelle a participé le français EDF.

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