Pourquoi Albioma explore un troisième métier

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La centrale géothermique de Gümüşköy en Turquie, @Albioma

Géré au cordeau, Albioma est une machine à cash : plus de 150 M€ de free cash flow d’exploitation en 2020, comme l’année précédente, pour un chiffre d’affaires stable de 507 M€ et une trésorerie de 126 M€. De quoi alimenter « un petit trésor de guerre », comme le formule Julien Gauthier, directeur général adjoint chargé des finances lors de la présentation des résultats ce matin. Et continuer le vaste programme de conversion à la biomasse des centrales électriques carbonées exploitées outre mer – son métier premier, 1 GW installé pour une production en base, 90% des revenus.

Sa capacité d’autofinancement lui permet aussi de grandir dans la filière photovoltaïque et même, de s’aventurer en terre inconnue ; comme cet achat surprise en janvier d’une centrale de géothermie 100% électrique de 13 MW/45 GWh en Turquie, en pleine crise politique entre Paris, Athènes et Istanbul et dans une zone proche d’Izmir, éprouvée par un nouveau tremblement de terre meurtrier en novembre dernier. « La géothermie devient notre troisième métier, complémentaire des deux autres », confirme Frédéric Moyne, P-DG d’Albioma, qui signale que son conseil d’administration a bien pris en compte le risque géopolitique et que son entreprise est habituée à construire dans les endroits volcaniques et sismiques.

Géothermie ultramarine

En fait, Albioma s’installe en Turquie à la fois pour apprendre la géothermie et y faire des affaires. D’une part, le ...

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