Eolie, la start-up qui prône l’autoconsommation éolienne

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(c) Eolie

L’exploitant de parking Q-Park a choisi Eolie pour l’installation de 8 éoliennes à axe vertical sur le site de l’ancienne gare SNCF de Chambéry (Savoie), en passe d’être transformée en pôle multimodal. La jeune entreprise francilienne, qui annonce une centaine de turbines en exploitation en France, se positionne comme le spécialiste de l’éolien en autoconsommation, un marché qui peine à décoller. A plus long terme, Eolie se verrait bien participer à des projets en mer, notamment flottants.

Livraison au 2e semestre

Les éoliennes d’Eolie côtoieront les voitures du futur parking aérien en construction à Chambéry sur l’ancienne gare SNCF. Les 8 éoliennes, présentant un rotor de ...

2 m2 et une capacité de 500 watts chacune, seront installées au dernier niveau du bâtiment pour capter un maximum de vent. Leur production sera totalement absorbée par le site dont la demande d’électricité sera bien plus importante. Le système, mis en service au 2ème semestre de l’année, sera donc en autoconsommation et ne prévoit aucun injection sur le réseau (sauf cas exceptionnels). Ce nouveau parking doit symboliser l’évolution des bâtiments vers un modèle plus vertueux, combinant autoproduction électrique et végétalisation.

Les éoliennes de technologie Darrieus à axe vertical, dont le coût oscille entre 4 500 et 6 500 € pour le modèle de 500 watts, sont vendues en kits selon le concept du « plug & play » avec toute l’électronique de puissance, élaborée en interne par Eolie. La société se présente d’ailleurs comme la seule française à détenir en interne tout le savoir-faire lié aux onduleurs. De fait, ces produits peuvent théoriquement être installés par le client seul, même s’il s’agit d’un particulier.

Objectif 8 kW dans 2 ans

Fondée en 2011 par Renaud Hesnard, incubée aux Arts et Métiers, la start-up a commencé à commercialiser ses premiers modèles en 2015. Depuis cette date, elle en a installé une centaine en France, notamment chez Engie ou encore sur le catamaran Sea Explorer. Forte de ses retours d’expérience, elle a élaboré un nouveau modèle d’une puissance unitaire de 2 kW. « Notre ambition est d’atteindre les 8 kW rapidement, d’ici 2 ans, car nous estimons que le seuil de la production décentralisée autour de 10 kW », indique le fondateur.  

L’entreprise a reçu à ces débuts le soutien de Bpifrance (prêt bonifié de 100 000€) et du Centre francilien de l’innovation (subvention 80 000 €) qui lui a permis de mettre sur pied son atelier de fabrication à Rueil-Malmaison. Elle compte 4 salariés et le capital est détenu à 100% par Renaud Hesnard. Ce dernier est actuellement en discussion avec d’éventuels partenaires industriels mais préfère pour l’instant rester discret. L’entreprise prospecte également les marchés nordiques jugés particulièrement propices en matière d’autoconsommation éolienne. A plus long terme, Eolie se verrait bien devenir fournisseur pour des parcs en mer flottants, à l’image de ce que souhaitait faire Nénuphar, elle aussi avec une éolienne à axe verticale, dont le projet a récemment été repris par Valeco.