Enedis va tester des solutions de mobilité électrique à grande échelle

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(Crédit : Enedis)

Enedis est friand des expérimentations sur la mobilité électrique. Avec pas moins de onze partenaires (Renault, PSA, Schneider Electric, Total EV Charge, Izivia, Dreev, Gireve, Trialog, Electric 55 Charging, et les universités Grenoble-Alpes et Aix-Marseille), le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité se lance dans un nouveau programme, baptisé aVEnir, qui couvre différents aspects du développement de la mobilité électrique. Le projet est financé en majeure partie par Enedis, les partenaires et l’Ademe via le Programme des investissements d’avenir. Plus que la puissance ou le territoire, ce sont les usages qui capteront toute l’attention des membres du consortium durant les 3 ans du programme.

Les différents tests seront effectués ...

dans la métropole de Lyon et en région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Nous avons priorisé des régions avec des bornes de pilotage, et en fonction des propositions des partenaires. L’ambition du programme porte plus sur les différents types d’usages que sur le contraste entre milieux rural et urbain », précise Dominique Lagarde, directeur du programme Mobilité Électrique d’Enedis. L’un des tests, par exemple, consistera à savoir s’il est possible d’utiliser un coefficient de foisonnement plus bas que celui utilisé habituellement par les professionnels (0,4). Ce coefficient sert à calculer l’appel de puissance minimal pour les installations.

Plusieurs usages concernés

Les types d’usages concernés sont les sites de flottes d’entreprises, le résidentiel collectif et individuel et les parkings – éventuellement publics. Le but est de mener des expériences avec un volume suffisant d’utilisateurs et de voitures déjà disponibles : « Sur les bâtiments collectifs par exemple, nous avons estimé qu’à partir de 10 points de charge actifs, nous avions une taille critique pertinente », explique Dominique Lagarde. Pour les entreprises – comme Enedis – le nombre s’élève à 15 points de charge actifs au minimum. Plusieurs types de bornes de recharge seront expérimentés, d’une puissance de 7 à 22 kVA (5,6 à 17,6 kW) voire 50 kVA (40 kW). Mais la puissance des bornes n’est pas un paramètre décisif dans le programme.

D’ici un an ou deux, des solutions vehicle-to-grid (V2G) seront aussi testées pour évaluer l’apport des véhicules électriques à la flexibilité du réseau. La création de boucles locales n’est cependant pas prévue, indique Dominique Largarde : « Il s’agit surtout de savoir si nous réinjectons de l’énergie de la batterie vers le réseau, s’il est possible de coupler la charge avec la production électrique éolienne ou solaire, et si nous arrivons à mettre au point la chaîne contractuelle entre Enedis, l’agrégateur et l’utilisateur. » Les premiers résultats du programme sont attendus dans les mois qui viennent.