Le biogaz plus bio ?

Print Friendly, PDF & Email
(Crédit : Opale Energies naturelles)

Avec la montée en puissance du biogaz émergent des questions inédites sur le modèle environnemental, social et économique des projets. La rançon du succès, sans doute, comme c’est le cas pour les deux autres autres « nouvelles énergies renouvelables », le solaire et l’éolien.

Au chapitre environnemental, le biogaz va devoir affronter des interrogations sur le lien entre méthanisation et agriculture industrielle, que ce soit les élevages intensifs pourvoyeurs de lisiers ou les cultures qui appauvrissent les milieux. Le volet social va être aussi examiné de plus en plus près, la FNSEA et le ministère de la Transition écologique et solidaire souhaitant une méthanisation pour tous et pas seulement pour les grandes exploitations. Mais ces exigences, qui peuvent à terme favoriser aussi l’accueil local des projets par les riverains – de moins en moins chaleureux pour certains – sont pour l’instant en contradiction avec l’urgence d’économies d’échelle, de sécurisation des process (approvisionnement, épandage…) et de circuits de financement plus fluides. Ces conditions apparaissent comme sine qua non pour sauter les marches vers les 8 TWh espérés pour 2023 et pour viser au moins les objectifs 2030 de la loi de 2015, soit 10% de la consommation nationale de gaz, ie plus de 40 TWh à l’heure actuelle.

Opale joue collectif

Des ébauches de solutions réconciliant les différents impératifs existent pourtant déjà. L’édition 2018 du salon Expobiogaz, à Strasbourg les 6 et 7 juin, en fournit au moins deux exemples. Le développeur et co-investisseur Opale Energies naturelles, basé à Fontain près de Besançon, réussit à installer un modèle de ...