Hydrolien : Engie jette l’éponge au raz Blanchard, lâché par GE ?

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Pas de nouvelles… mauvaise nouvelle. Engie et GE, le duo lauréat en 2013 de l’appel à manifestations d’intérêt de l’Ademe sur les fermes pilotes hydroliennes jette finalement l’éponge au raz Blanchard après plusieurs mois de silence radio.

Le projet, baptisé Nephtyd, prévoyait un parc de 5,6 MW composé de quatre hydroliennes GE de 1,4 MW. Il devait recevoir une aide d’Etat de l’Ademe de 51 M€, sur un budget global estimé à 101 M€. Selon Engie, qui a mené les premières études et conduit l’enquête publique l’été dernier, le projet avait obtenu le feu vert de la Commission européenne et était sur le point de décrocher les autorisations administratives en France.

Manque de visibilité

Pour justifier l’abandon, l’énergéticien évoque « le manque de visibilité sur un fournisseur de rang un », propos qui pourrait confirmer à demi-mot une rumeur persistante selon laquelle GE souhaite se débarrasser de son activité hydrolienne, jugée trop peu mature. Cette activité, issue du rachat en 2013 du britannique Tidal Generation par Alstom, est passée dans le giron du conglomérat américain lors de son rachat d’une partie d’Alstom. GE n’a pas souhaité commenté l’information. Il y a quelques mois, le groupe a déjà interrompu la fabrication des éoliennes terrestres Alstom.

S’il ne « remet pas en question la pertinence de l’hydrolien comme énergie d’avenir », Engie se retire ainsi du dernier projet hydrolien dans lequel il était encore impliqué. Ces trois dernières années, il s’est désengagé ...

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