Le siège mondial EMR de GE bientôt à Nantes ?

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(Crédit : Alstom/Nicolas Job)
(Crédit : Alstom/Nicolas Job)

Le quotidien nantais Presse Océan publie ce vendredi un scoop qui n’est pas encore confirmé. En affirmant que l’américain General Electric – qui a racheté Alstom cet été – aurait décidé d’implanter à Nantes son siège mondial pour les énergies marines renouvelables (EMR), il prend au minimum six mois d’avance sur le processus décisionnel de l’entreprise. Une telle décision, même si elle serait logique, ne sera pas prise avant mi-2015 au plus tôt, explique Alstom, regrettant une « malheureuse extrapolation ».

« Rien de très nouveau »

« Rien de très nouveau donc », s’excuse un porte-parole de l’industriel français contacté par GreenUnivers. Alors que l’information a fait le tour des grands médias nationaux, Alstom regrette la tournure prise par les interviews de Christophe Clergeau, vice-président du conseil régional des Pays-de-la-Loire, et Jérôme Pécresse, président d’Alstom Renewable Power, au quotidien régional Presse Océan. Le premier évoque l’arrivée de GE dans la région : « il a fallu convaincre le gouvernement. Cela s’est traduit par plusieurs rencontres à l’Élysée, à Matignon… Il a aussi fallu convaincre les Américains ». Le second parle de « la longue histoire » de l’entreprise dans la région et de la volonté de s’y s’implanter plus encore. Mais « Jérôme Pécresse ne voulait s’exprimer qu’au nom d’Alstom et pas de GE, puisque les deux entreprises n’en sont pas encore une seule », commente-t-on chez Alstom.

Quid des propos de Christophe Clergeau ? Sollicité par GreenUnivers sur les réseaux sociaux, il n’a pas donné suite. « Peut-être a-t-il eu des informations dont nous ne disposons pas », répond Alstom. « En tout cas, cela ressemble plus à une malheureuse extrapolation. Le deal n’est pas encore finalisé avec GE. Notre calendrier prévoit une assemblée générale des actionnaires fin 2014-début 2015, et le lancement mi-2015 du process d’intégration entre les deux entreprises ».

Une décision qui serait logique

A Montoir de Bretagne,
Chantier de l’usine de mâts d’Alstom à Montoir de Bretagne. (Crédit : Anne-Claire Poirier)

La décision d’implanter le siège EMR de GE ne sera donc pas prise avant plusieurs mois, même si celle-ci ferait sens, au vu des engagements d’Alstom dans la région. Le groupe y a installé deux de ses quatre usines dédiées à l’éolien offshore et a annoncé en début d’année sa décision d’installer à Nantes, son centre d’ingénierie et de R&D sur l’éolien offshore posé et flottant, ainsi que sur l’hydrolien. Le site, qui déménagera prochainement sur le site de l’IRT Jules Verne et du futur technocampus Océan, à Bouguenais, devrait employer 200 à 250 ingénieurs d’ici à 2020.

Par ailleurs, EDF EN, le grand allié d’Alstom dans l’éolien offshore en France, a officialisé en décembre dernier le choix de Saint-Nazaire – préféré à Brest – pour l’implantation du « hub » logistique où seront pré-assemblées et stockées les machines avant leur installation en mer. Son centre de supervision pour les parcs éoliens en mer sera lui aussi installé à Bouguenais et réunira entre 40 et 60 collaborateurs affectés à la surveillance des parcs.

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