Parc éolien en mer de Saint-Brieuc : les pêcheurs bloquent

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Parc éolien offshore d’East Anglia One en construction (c) Romain Chicheportiche

La tension est descendue d’un cran à Saint-Brieuc, mais pour l’instant les études préliminaires en mer que souhaitent mener RTE et Ailes Marines sont interrompues. Après la démonstration de force des pêcheurs hier qui ont empêché le navire de commencer ses travaux, ces derniers sont allés négocier à la préfecture ce matin. Les porteurs du projet ont visiblement joué la carte de l’apaisement. Une autre réunion est prévue demain.

Calendrier révisé ?

A la sortie de la réunion, les pêcheurs semblaient satisfaits. « Notre revendication était ...

que RTE modifie son calendrier d’études. On a réussi à négocier cela », s’est félicité Alain Coudray, président du comité des pêches auprès de nos confrères de Ouest France. Il reprochait à RTE d’avoir imposer son calendrier, ce qui aurait fortement déplu aux professionnels de la mer. Ces derniers souhaitent également des informations sur les impacts des travaux en matière de faune aquatique, et notamment de la seiche, un mollusque pêché dans la zone. Le manque de concertation serait également dû à une vacance à la tête de la préfecture des Côtes-d’Armor, aucune réunion de concertation n’aurait eu lieu depuis 2018. De fait, le Geo Ocean IV reste pour l’instant à quai à Saint-Malo en attendant l’issue des négociations.

Ce couac risque d’avoir des conséquences sur la bonne réalisation des travaux qu’Ailes Marines avait prévus de son côté début juin. « Il va falloir qu’on en rediscute avec eux », a indiqué Alain Coudray, lapidaire. Interrogés par la rédaction, Ailes Marines et RTE ne faisaient pour l’instant pas de commentaire, la préfecture ayant prévu de rendre public un compte-rendu en fin de journée. A 18h30, heure du bouclage de cet article, il n’était pas encore publié.

Le projet de parc éolien en mer de Saint-Brieuc n’est pas le seul à faire l’objet d’une contestation d’une partie des pêcheurs. Le projet de projet éolien en mer de Dieppe–Le Tréport, emmené par Engie, est également en prise avec des oppositions locales.