Les usines d’éoliennes à nouveau contraintes de fermer en Espagne

Print Friendly, PDF & Email
Crédit : Gamesa

La plupart des usines d’éoliennes en Espagne ont dû à nouveau fermer leurs portes lundi 30 mars suite à la publication au Journal Officiel espagnol du décret 10/2020 qui interdit la conduite de toute activité économique « non-essentielle » jusqu’au 9 avril. Les sites de maintenance et ceux produisant des pièces de rechange peuvent poursuivre leur activité en respectant des règles sanitaires strictes.

Siemens Gamesa maintient 4 sites sur 12

Très implanté outre-Pyrénées, le turbinier Siemens Gamesa a stoppé hier la production de ...

six usines (Ágreda, As Somozas, Asteasu, Burgos, Lerma, Benisanó) sur les douze qu’il compte dans le pays. Les fabriques d’Aoiz et San Fernando de Henares avaient déjà été arrêtées en raison de cas potentiels de Covid-19 parmi les employés. Seules restent en activité les sites de Reinosa, Cuenca, Mungia et Sigüeiro car ils sont dédiés à la production de pièces de rechange pour assurer la maintenance des parcs éoliens. Cette activité a été jugée essentielle pour assurer la continuité de l’approvisionnement électrique du pays. Il faut dire que l’énergie éolienne y représente une part significative de la production électrique : 21,5% en 2019 selon les données de Red Electrica de España, le gestionnaire de réseau. Les opérations de maintenance sur site se poursuivent.

A noter également que les travaux de construction de certains parcs continuent pour « éviter d’éventuels dommages sur les installations et les risques d’accidents », indique le groupe dans un communiqué. Il précise que des protocoles de sécurité stricts ont été instaurés pour préserver la santé des ouvriers.

Nouvelle polémique à Daimiel

La situation semble plus confuse sur les sites de Vestas à Daimiel (pales) et Viveiro (panneaux de contrôle). Bien que le groupe danois ait affirmé dans un premier temps avoir mis à l’arrêt ses usines, des syndicats ont dénoncé la poursuite de l’activité le 30 mars. L’entreprise a dû expliquer avoir « lancé une procédure d’arrêt contrôlée qui nécessitait de nombreuses heures ». Le site de Viveiro a finalement bel et bien été fermé lundi à 22h mais celui de Daimiel garde une certaine activité. Les allers et venues observées par les syndicats sur le site correspondraient à un groupe de 25 salariés volontaires, soit 7% de l’effectif total, qui assurent la transition. Finalement, Vestas a indiqué dans un communiqué que durant la période du 30 mars au 9 avril, ces 25 personnes continueraient à opérer en quatre équipes afin d’assurer « les services pour minimiser l’impact disproportionné sur la chaîne de d’approvisionnement », rapporte Europa Press.