Les réseaux de chaleur bénéficient d’un encouragement public inédit

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(@Communauté de communs du Sud Nivernais) 

« Il n’y a jamais eu autant d’aide pour les réseaux de chaleur », résume Alexandre Dozières, chef du bureau Economies d’énergie et chaleur renouvelables à la DGEC. De fait, les professionnels, collectivités et leurs représentants réunis à l’occasion de la deuxième Semaine de la chaleur renouvelable ont plutôt le sourire, cette année. Ils constatent que les pouvoirs publics activent pour de bon des moyens financiers et réglementaires, de manière à rendre accessibles en pratique les objectifs spécifiques de la future Programmation pluriannuelle de l’énergie. Soit une multiplication par 2,5 d’ici 2030 de l’énergie fournie par ces réseaux.

Effort d’évangélisation

Signe que l’administration prend ce sujet au sérieux, elle s’est engagée à faire un point tous les trois mois sur ...

l’avancement des 25 mesures décidées par le récent groupe de travail ministériel. Parmi les principaux leviers signalés par Alexandre Dozières pour favoriser l’attractivité de la chaleur et du froid urbains et massifier la solution, on retiendra un effort sans précédent d’évangélisation, pendant trois ans, vers 600 communes de plus de 10 000 habitants encore non équipées, y compris celles en périphérie des métropoles. En sont chargés l’Ademe, le Cerema et l’association Amorce qui a recruté à cette fin.

Au chapitre réglementation, le haut fonctionnaire signale l’intérêt du schéma directeur énergétique des collectivités, qui vont devoir examiner systématiquement l’intérêt d’un réseau de froid, comme c’est déjà le cas pour la chaleur. De même, les réseaux vont bénéficier d’un « classement » automatique à partir de 2022, ce qui signifie que les bâtiments neufs ou rénovés devront avoir une bonne excuse pour ne pas se raccorder.

« Groupe de redressement »

Pour améliorer l’image des réseaux, un modèle de facturation va aussi être soumis début 2020 au Conseil supérieur de l’énergie, de manière à mettre en évidence le prix des calories et l’intérêt économique pour les consommateurs. Enfin, et c’est là aussi un marqueur tangible de la place que prend la chaleur renouvelable – de même que les économies d’énergies – dans la stratégie publique, les réseaux moribonds – une vingtaine – vont faire l’objet d’un « groupe de redressement », avec « des pistes pour bien repartir et se verdir », signale Alexandre Dozières. Mais il est aussi possible que ces réseaux défectueux soit tout bonnement dissous, comme le signale Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce, qui salue par ailleurs ce dispositif de sauvetage inédit car il devrait contribuer à améliorer l’image du secteur.