Un GT sur le développement équilibré de l’éolien

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Eolienne d’Ersa au Cap Corse, Haute-Corse (crédit EDF)

Un groupe de travail sur le développement équilibré de l’énergie éolienne en France va être mis en place, a confirmé le 3 décembre Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire à l’Assemblée nationale. Il devra émettre des propositions visant à mieux répartir les éoliennes sur le territoire français, pratiquer une meilleure insertion paysagère et traiter le sujet du démantèlement.

Objectif éolien confirmé

Emmanuelle Wargon était interrogée dans le cadre des questions au gouvernement par le député UDI du Nord Guy Bricout. A l’image de Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, l’élu s’est montré excédé : « À ce jour, 1 500 éoliennes sont déjà en place, 800 ont été autorisées et non encore construites, et 733 projets sont en cours d’instruction. Trop c’est trop ! », a-t-il affirmé.

La secrétaire d’Etat a ...

en partie justifié cette concentration de l’éolien dans les Hauts-de-France et le Grand Est par « les conditions de vent et les trajectoires aériennes » qui rendent ces deux régions particulièrement favorables. Elle a néanmoins nuancé ce propos estimant qu’il « est également vrai que nous devons veiller à une répartition équilibrée sur le territoire des différentes énergies renouvelables et de l’énergie éolienne ». Elle a ainsi confirmé la création d’un groupe de travail dédié sans indiquer son calendrier de travail. Elle a par ailleurs rappelé l’objectif d’atteindre entre 34 et 35 GW d’éolien terrestre d’ici 2028, conforme à ce que prévoit la Programmation pluriannuelle de l’énergie.

L’éolien terrestre a également fait l’objet d’une attention particulière d’un autre député, Julien Aubert, qui a formulé des propositions hostiles à l’égard de la filière en marge de son rapport issu de la commission d’enquête parlementaire sur l’efficacité de la politique de transition énergétique. Des propositions qui n’ont justement pas été intégrées dans ledit rapport, faute de consensus en la matière.