Engie rachète le développeur éolien italien Renvico

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Parc éolien de ?ibuk 1, en Serbie © EBRD

Engie a racheté Renvico, pour un montant non divulgué, auprès de Macquarie Infrastructure and Real Assets (MIRA), via Macquarie European Infrastructure Fund 4, et de KKR. Cette acquisition renforce la capacité installée d’Engie en France et en Italie où sa présence est encore très marquée par les énergies fossiles.

Spécialiste de l’éolien

Renvico est un développeur créé en 2015 spécialisé dans l’éolien, issu du rachat de Sorgenia Green par Macquarie European Infrastructure Fund 4. Il exploite ...

329 MW, dont 187 MW en France et 142 MW en Italie. La société dispose d’un portefeuille de projets de 300 MW. Grâce à cette opération, Engie conforte son rang de leader en capacités renouvelables installées en France et verdit légèrement son mix électrique italien.

Outre les services énergétiques, le groupe dirigé par Isabelle Kocher exploite en Italie un parc de 3,5 GW, essentiellement des centrales thermiques, exception faite de 6 parcs éoliens, 5 centrales solaires et 3 unités biomasse qui cumulent 200 MW.

L’éolien n’est pourtant pas l’énergie la plus plébiscitée par l’Italie. Dans sa PPE, adoptée en début d’année, l’éolien terrestre s’est vu fixé un objectif de 18,4 GW à rapporter aux 9,8 GW déjà installés fin 2017. En mer, l’objectif 2030 ne s’élève pas à plus de 900 MW, avec un objectif intermédiaire de 300 MW en 2025. C’est l’énergie solaire qui est de loin la technologie la plus privilégiée avec pas moins de 50,88 GWc d’ici 2030.

Au niveau corporate, la directrice d’Engie fait actuellement, et régulièrement, l’objet de critiques sur sa gestion du groupe, en raison notamment d’un cours de Bourse qui ne décolle pas. Elle a répondu aujourd’hui, dans une interview à nos confrères du Figaro, que « ces attaques malveillantes, probablement venues de l’extérieur, visent notre groupe dans le but de le déstabiliser ». La piste d’un « virage stratégique » consistant, en résumé, à vendre Engie à la découpe serait étudiée par une partie du Comex sous l’impulsion de son président selon des rumeurs persistantes. Une stratégie refusée en bloc par Isabelle Kocher, soutenue par son directeur général adjoint Didier Holleaux.