Accélération de l’éolien : l’Armée reste aux abonnés absents, pour l’instant

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(Crédit : Sirpa)

Les contraintes militaires sont dans l’angle mort des propositions retenues par le gouvernement pour accélérer le développement de l’éolien dans l’Hexagone : l’obstacle est majeur mais pratiquement pas évoqué. Pour l’aviation, un balisage « mixte » (fixe au « centre » du parc, clignotant autour) des éoliennes va certes être étudié mais il ne fait qu’atténuer les nuisances visuelles nocturnes.

Zone d’exclusion

Surtout, « la construction de parcs éoliens reste interdite dans un rayon de 30 km autour des radars militaires – la France compte une cinquantaine de radars militaires dits « primaires », NDLR-  et l’ensemble des contraintes militaires et radars interdisent plus de 50% du territoire français à l’éolien », selon les calculs de Valorem et de son fondateur Jean-Yves Grandidier, qui a consacré un ouvrage* au sujet, paru à l’automne. Une question stratégique suivie aussi de très près par l’association professionnelle France Energie Eolienne (FEE) et sa commission « chantiers techniques ». Mais celle-ci n’a pas pu participer aux travaux du groupe de travail éolien sur les contraintes militaires, car aucun représentant professionnel n’y était autorisé, confidentialité oblige.

Un cône comme abri refuge

La concertation  « ne tranche pas sur sur les contraintes militaires qu’il est nécessaire d’assouplir pour réussir la transition énergétique à moindre coût », regrette Valorem, dans un communiqué qui salue les avancées sur les autres thématiques. Interrogé à ce sujet, Jean-Yves Grandidier propose que l’on aménage les règles d’exclusion autour des radars, au moins dans la rondelle située entre 20 et 30 km, en mettant en place ...

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