L’armée, dernier bâton dans les pales de l’éolien tricolore

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(Crédit: Anne-Claire Poirier)

Quelques jours après l’élection présidentielle et l’entrée en fonction du premier gouvernement Philippe, l’association France Énergie Éolienne dresse un bilan largement positif du quinquennat Hollande et tout particulièrement de sa ministre de l’Énergie, Ségolène Royal. « Bien-sûr, il y a encore du travail pour raccourcir les délais de développement, explique Yves Mansillon, conseiller du président de FEE. Mais globalement, beaucoup de combats sont derrière nous ». De la suppression des ZDE à l’autorisation unique en passant par la stabilisation du système de rémunération, la filière s’est progressivement libérée de toutes ses chaînes… ou presque.

Difficile cohabitation

« Le seul dossier qui n’avance pas concerne la cohabitation avec l’armée », se désole Yves Mansillon. Depuis les années 1990, tout projet éolien donne lieu à une étude de compatibilité d’implantation avec l’espace aérien militaire français, à la charge de l’armée. « Or d’un côté, les exigences opérationnelles de la Défense se sont accrues, en particulier depuis les épisodes terroristes. De l’autre, les projets se sont multipliés et les machines ont pris de la hauteur », explique Yves Mansillon. Résultat : « 47% du territoire national exclu de l’éolien en 2017 contre moins de 20% il y a cinq ans ».

Equilibre précaire

Mais les acteurs de la filière sont dans une position ...

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