Le premier projet vitivoltaïque verra le jour au printemps 2018

Print Friendly, PDF & Email
Photomontage du projet vitivoltaïque à Tresserre © Sun’R

Au printemps 2018, le premier site démonstrateur de « vitivoltaïsme » sera inauguré à Tresserre (Pyrénées-Orientales) par Sun’R, avec le concours de l’Inra, de l’Irstea et d’ITK, une entreprise française spécialisée dans l’agriculture de précision. Sur une superficie de 4,5 ha, l’installation consiste en « un renouvellement de friches viticoles, replantées et combinées à la technologie agrivoltaïque », explique Pierre Guerrier, directeur développement de Sun’R. Le projet représente une puissance de 2 MW.

Technologie française

Pour Pierre Guerrier, l’agrivoltaïsme représente une « synergie parfaite » entre la production d’énergie renouvelable et l’agriculture. Sun’R développe cette solution avec ...

l’Inra depuis 2009 à Montpellier. Le principe ? Les cultures profitent d’un plafond de panneaux solaires à 4,5 m de hauteur inclinables selon les besoins en lumière de la plante : « l’idée est de laisser passer la lumière en priorité pour la photosynthèse. Quand la plante a besoin d’être protégée, on utilise les photons pour le production d’électricité », précise Pierre Guerrier. Cette technologie est adaptée aux zones à fort stress hydrique, lorsque la plante perd plus d’eau qu’elle n’en reçoit, par exemple dans le sud de la France. Elle intéresse aussi l’arboriculture et le maraîchage.

L’État, qui suit les avancées, finance les recherches via le programme d’Investissement d’Avenir : « Nous tenons bec et ongles à faire de la France un pôle d’expertise mondial. C’est pourquoi nous créons des dispositifs expérimentaux complémentaires adaptés aux filières française », explique Pierre Guerrier. Pour lui, les prochaines installations agrivoltaïques obtenues via l’appel d’offres innovation « seront une vraie rampe de lancement pour la création d’une filière d’excellence française qui combine les savoir-faire agronomiques et énergétiques. »