Appel d’offres éolien terrestre : ça ira mieux l’année prochaine… [Enquête]

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(Source : Flickr/Groman123)

Y aura-t-il des candidats à la première session du premier appel d’offres éolien sous le régime du complément de rémunération ? Sans doute, mais ils pourraient être rares et les 500 MW proposés, difficiles à atteindre. C’est pourquoi Olivier Perot, président de France Energie Eolienne (FEE), a adressé la semaine dernière un mail aux adhérents de l’association professionnelle pour les inciter à participer. Le sujet figurera aussi dans les conversations des participants au colloque éolien du Syndicat des énergies renouvelable, jeudi 16 novembre.  

C’est aussi la raison des modifications qui ont allégé in extremis le cahier des charges de cette première période. Elles autorisent les projets bénéficiant de l’arrêté Complément de rémunération 2016 (CR 2016) à candidater et aussi ceux qui sont encore en cours d’enquête publique, qui n’ont donc pas d’autorisation environnementale. « Il faut bien sûr répondre aux critères fixés par le cahier des charges mais au moins le fait de candidater ne fait pas perdre le bénéfice du régime de complément de rémunération en guichet ouvert », explique Hélène Gelas, avocate associée du cabinet d’avocats LPA-CGR avocats.

Le pipe est à sec

Il est vrai que la filière éolienne, surprise par l’arrivée du mécanisme marché + prime annoncée mi-2016, a présenté depuis un maximum de projets à EDF Obligation d’Achat – un spécialiste qualifie le volume d’ « hallucinant » – pour bénéficier du tarif réservé aux projets présentés dans ce cadre, y compris ceux sans autorisation environnementale. Du coup, le pipe de dossiers à construire est à sec, nombre d’entreprises n’ont plus de projets à proposer. «  Tous nos projets sont sécurisés sous CR 2016, indique Xavier Nasse, directeur général de JPEE, propriétaire de 184 MW de parcs éoliens. Mais...

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