Aster Capital étoffe ses moyens et son équipe de têtes chercheuses

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Aster Capital annonce officiellement aujourd’hui une levée de fonds à hauteur de 240 M€, dans le cadre d’un premier bouclage, avec plusieurs industriels. Elle est souscrite notamment par Plastic Omnium, qui a dévoilé et expliqué sa participation la semaine dernière.

Le fabricant d’équipements plastiques pour automobiles rejoint les sponsors historiques d’Aster Capital : Schneider Electric puis Alstom en 2010, lequel va intégrer la galaxie Siemens qui a lancé un fonds corporate venture en 2014. Il rejoint ...

aussi le chimiste Solvay, arrivé en 2011 et le Fonds Européen d’investissement, en 2012. L’investissement de Plastic Omnium n’est pas dévoilé, pas plus que celui du ou des autres participants. Acteur du corporate venture pas comme les autres car multi-sponsors justement, Aster Capital double ici ses capitaux sous gestion, qui atteignent désormais 500 M€.

Plastic Omnium s’intéresse à l’hydrogène

(Crédit : Plastic Omnium)

Le périmètre d’investissement ne change pas vraiment, mais tient compte de l’évolution des secteurs explorés, en l’occurrence ceux de la transition énergétique, des transports et de l’industrie. « Sur ces grands marchés, nous regardons les facteurs de transformation et notamment la digitalisation », précise Jean-Marc Bally, managing partner d’Aster Capital. Même s’il reste discret sur la question, Aster Capital devrait par exemple s’intéresser de plus en plus près à l’hydrogène, en particulier dans la mobilité. « L’hydrogène a un petit temps de retard mais il va être porté par les constructeurs automobiles, c’est certain » prévoit le dirigeant. Il se trouve que Plastic Ominium porte lui aussi de l’intérêt à cette molécule, investissant en R&D et dans des entreprises spécialisées.

Quant à l’attention pour le numérique, qui a déjà motivé plusieurs opérations (OpenDataSoft, Finalcad…), elle sera de nouveau illustrée à la fin du mois par l’annonce d’un investissement dans un acteur du digital, sur le marché de la construction.

Secteurs traditionnels, concepts neufs

Aster Capital applique une méthode qui consiste à connaître à fond ses secteurs cibles, à en percevoir les changements, puis à parier sur ceux qui les impulsent et/ou en profitent. La société se veut un « business hub » et a créé en fin d’année dernière une équipe dédiée à cela, avec trois experts issus des secteurs suivis. L’un d’entre eux, Julien Etienne, arrivé en mai 2017, vient de Plastic Omnium où il travaillait sur la dépollution

C’était aussi le sens du dernier deal de l’investisseur, ie l’entrée au capital fin 2016 du français ekWateur, jeune fournisseur alternatif d’énergie. Le marché n’a pourtant pas vraiment décollé depuis la libéralisation du marché français de l’énergie il y a 17 ans, mais Aster Capital pense qu’il bouge pour de bon. « Fondé sur le digital et une approche centrée sur les usages, ekWateur représente une évolution considérable dans un secteur traditionnel, estime Jean-Marc Bally. A preuve, il est entré dans le top 7 des acteurs, en un an ».