Eolien en mer : la Belgique veut remettre en cause les concessions de 3 parcs

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La baisse spectaculaire des prix dans l’éolien en mer et le feu vert donné il y a quelques jours par l’Allemagne à trois projets de parcs sans aucune subvention ne sont pas passées inaperçues outre-Quiévrain. Le secrétaire ...

d’Etat à la mer du Nord, Philippe De Backer, veut ainsi purement et simplement annuler les concessions accordées à trois projets, Northwester II, Seastar et Mermaid, selon des informations publiées par la presse belge. Les zones concernées seraient réattribuées via un nouvel appel d’offres européen à celui qui pourra construire le parc au coût le plus faible.

Philippe De Backer a expliqué au journal belge L’Echo qu’il voulait laisser parler le marché pour réduire une facture qu’il juge trop élevée. « La seule manière de connaître le prix du marché, c’est de lancer un appel d’offres européen », a-t-il précisé.

En 2016, le gouvernement Michel a déjà revu le système de soutien en réduisant les tarifs accordés à deux parcs, Rentel (296 MW) et Norther (350 MW), ramenés respectivement à 124 euros/MWh et 129,8 euros/MWh. Soit une économie évaluée à l’époque à 1,1 milliard d’euros par rapport au niveau antérieur. Cette fois, il s’agit d’aller encore plus loin en remettant carrément les zones en jeu. Si la décision était confirmée, elle devrait provoquer la colère des lauréats de ces trois projets, avec sans doute une belle bataille juridique à la clé et des dédommagements à payer.

Et en France ?

Une telle remise en cause pourrait-elle se produire en France ? Les parcs attribués lors des premiers rounds, en 2012 et 2014, bénéficient de tarifs d’achat élevés – minimum 180 euros/MWh. A l’époque, ces tarifs étaient indispensables mais ils semblent aujourd’hui très généreux compte tenu de la chute des prix dans l’éolien en mer. S’ils auront été très longs à développer (les premières mises en service ne sont pas attendues avant 2021), ces parcs pourraient avoir un retour sur investissement élevé. A moins qu’un prochain gouvernement en quête d’économies ne se penche sur le dossier…