Brexit : premier aperçu des conséquences avec le leader éolien RES

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uk_location_in_the_eu_2016-svgLe résultat du référendum britannique sur la sortie de l’Union européenne en juin dernier a-t-il déjà des conséquences concrètes sur les stratégies des développeurs et des investisseurs dans les énergies renouvelables ? La réponse est oui, mais à la marge. Directement concerné par le sujet, Mathieu Guérard, à la tête des activités en France du développeur et exploitant britannique RES, estime que l’impact passe surtout par ...

le taux de change.

La livre sterling s’est effondrée au lendemain de la consultation populaire (1£ pour 1,20€ le 24 juin 2016 contre 1,35€ le 4 janvier) et n’est pas vraiment remontée depuis (1£ pour 1,17€ le 30 novembre 2016) : « le coût de développement est aujourd’hui moins élevé au Royaume-Uni pour les entreprises du continent. Contrepartie évidente, les investissements y sont moins rémunérateurs », explique Mathieu Guérard. Mais ce professionnel rappelle que le yoyo des taux de change entre euro et sterling ne date pas de juin dernier et qu’il est sans effet majeur sur les stratégies.

L’éolien britannique en panne

En fait, ce sont les développeurs éoliens britanniques qui ont le plus de soucis à se faire, sur leur marché domestique. Le coût des machines se renchérit du fait de la chute de la livre sterling et s’ajoute à la suppression des aides d’Etat dans l’éolien terrestre depuis avril,  qui est en train d’éteindre le marché selon le constat de Mathieu Guérard. Quant aux investisseurs de la City, la perspective du Brexit ne fait que renforcer une tendance antérieure qui consiste à investir en euros, dans les projets continentaux.

Mais à l’heure actuelle, les conséquences les plus tangibles du Brexit pour RES en France sont à chercher du côté des ressources humaines… La mobilité des collaborateurs, de part et d’autre du channel, risque d’être plus difficile à gérer – par exemple en termes de couverture santé. Expatrié de longue date dans l’Hexagone, l’un des cadres de RES en France vient ainsi de demander la nationalité française.