Ijenko rejoint « l’équipe de France des cleantech » du fonds Ecotechnologies (Premium)

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home ijenkoIjenko lève 3,7 M€, dont 2 M€ apportés par Ecotechnologies. Ses investisseurs historiques, I-Source Gestion et Bouygues Telecom Initiatives, complètent le tour. A l’issue de ce troisième tour de table, les fonds d’investissement s’emparent de la majorité du capital. Ijenko avait d’abord levé 2 M€ en 2010 puis 3,5 M€ l’année suivante afin de soutenir, notamment, sa R&D.

«L’entrée d’un fonds comme Ecotechnologies à notre capital est un signe de confiance fort dans la croissance de la société, explique Serge Subiron, président et co-fondateur d’Ijenko. Car Ecotechnologies rassemble des spécialistes qui sont en train de monter une véritable « équipe de France » des cleantech ».

900% de croissance

La prise de participation du fonds Ecotechnologise dans Ijenko entérine en effet un début de parcours réussi et un avenir prometteur. Pionnier français des box énergies, Ijenko vend désormais ses logiciels de gestion de l’énergie en marque blanche à des opérateurs. En 2011, Bouygues a été le premier à proposer le logiciel d’Ijenko à ses abonnés Bbox pour un tarif variant entre 4,90€ et 9,90€ par mois. Depuis, d’autres opérateurs français, gardés confidentiels, lui ont emboîté le pas et intègrent la solution Ijenko dans leurs offres. Enfin la société fait ses premiers pas hors de France avecun contrat signé en Belgique et une prospection active en Allemagne, Suisse et Angleterre. L’argent récolté à l’occasion de cette levée de fonds sera d’ailleurs utilisé, essentiellement, pour accélérer le développement produit en France et à l’étranger.

« Nous sommes sortis en 2012 de la phase de développement pure pour entrer dans le déploiement commercial de notre solution », indique Serge Subiron. « Le chiffres d’affaires a bondi de 900% entre 2011 et 2012, la même progression est attendue en 2013 ».  Les effectifs devrait passer d’une vingtaine aujourd’hui, à 30 d’ici la fin de l’année.

« Évangéliser le marché »

La solution développée par Ijenko permet de mesurer la consommation d’énergie d’un domicile en conjuguant télécoms et énergie. Tous les appareils de la maison, consommateurs ou producteurs d’énergie, sont équipés de capteurs reliés à une box énergie qui traduit les données en kWh, en euros et en émissions carbone, consultables sur internet. « Notre système permet de recenser à la fois les consommations d’énergie de chaque appareil mais aussi de connaître les sources d’effacement dans la maison. L’outil peut servir à la fois aux consommateurs pour arbitrer dans leurs habitudes de consommation mais aussi pour améliorer le pilotage de l’énergie à l’échelle industrielle », explique Serge Subiron. D’après les tests, les économies d’énergies recensées par foyer sont en moyenne de 15 à 20%.

En plein  bouillonnement, le marché du « smart home » attise de plus en plus la curiosité des industriels. EDF travaille d’ailleurs sur une offre concurrente avec sa filiale Edelia, qui teste auprès d’un panel de foyers un service de gestion énergétique associé à une box domestique avec abonnement mensuel. Schneider Electric a lui aussi annoncé son projet de commercialisation d’une box énergie  dans les magasins d’équipement pour la maison. Enfin, le distributeur Castorama commercialise depuis peu la Blyssbox fabriquée par M2M Solution, au prix (élevé) de 449 euros.

Des initiatives saluées par Serge Subiron, qui appelle de ses vœux le développement de ces services pour le « smart home ». Ces offres permettent « d’évangéliser le marché, c’est un facteur d’accélération », indique-t-il. « En France, malheureusement, c’est le législateur qui donne l’impulsion avec le programme de déploiement des compteurs Linky, avec la loi qui pose les bases d’un marché de capacité, ou encore la proposition de loi Brottes qui valorise l’efficacité énergétique. Mais à l’étranger, c’est la concurrence entre opérateurs qui crée la dynamique. L’impact est beaucoup plus puissant, les opérateurs lancent des offres de mieux en mieux construites », regrette Serge Subiron.