En bref : ERDF, DBT-Matra, éco-innovations en Europe, financement vert au Royaume-Uni

Print Friendly, PDF & Email

France

  • Smart grid

Le comportement est la clé de la gestion intelligente de l’énergie. Et Lyon fait figure de ville expérimentale dans l’Hexagone, grâce aux compteurs communicants pilotes Linky qui y sont déployés. Un projet de dispositif d’information des données de consommation d’électricité vient d’être engagé pour deux ans entre ERDF (groupe EDF) et le bailleur social GrandLyon Habitat. L’idée ? Apporter un affichage pédagogique de l’énergie consommée à un millier de locataires de GrandLyon Habitat. Linky capte les informations du logement, les envoie au système d’information centralisé d’ERDF, qui les renvoie traitées sur une plateforme Internet sécurisée, accessible par l’usager, qui pourra ainsi suivre sa consommation électrique. Les premières conclusions sont attendues à partir d’octobre 2012 et seront rendues publiques. Ce projet, baptisé « Watt et Moi », ne repose pas sur l’installation d’une box énergétique en plus de Linky. Une approche très différente d’un projet similaire monté par Edelia (groupe EDF) à Lyon.

  • Infrastructure de recharge pour véhicules électriques

La filiale DBT CEV du groupe Douaisienne de Basse Tension (DBT), pionnière française des bornes de recharge pour la mobilité électrique, est partenaire de Matra (groupe Lagardère) sur son offre de station d’échange de batteries pour les deux-roues électrifiés (Bat’Lib). Ce système permet de remplacer la batterie amovible vide de son scooter électrique, contre une pleine en quelques secondes. Matra conçoit et produit des véhicules électriques légers de proximité (vélos, scooters, quadricycles), DBT CEV intervient sur l’industrialisation du système de recharge. La PME implantée dans le Pas-de-Calais est l’un des leaders mondiaux du secteur et fournit notamment des bornes de recharge rapide à Nissan.

International

  • Eco-innovations en Europe

La Commission européenne lance un appel à projets éco-innovation d’un montant de 34,8 millions d’euros, pour financer des solutions environnementales en passe d’atteindre le stade commercial. Les propositions doivent-être présentées avant le 6 septembre prochain. Cinq domaines sont particulièrement ciblés : recyclage des matériaux, éco-construction, eau, activités commerciales écologiques, aliments et boissons. Pour en savoir plus :  le communiqué sur le site de la Commission européenne.

  • Energies renouvelables au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni va voir la naissance d’une Green Investment Bank, méga-banque d’investissement pour financer les projets d’énergies vertes. Sa création vient d’être officialisée par la reine Elizabeth II, lors d’un discours devant le Parlement. Basée à Édimbourg, elle servira à développer les énergies issues de l’éolien, de la biomasse et de la valorisation des déchets pour que la part d’énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays atteigne 15% en 2020. Pour amorcer cette banque, les pouvoirs publics comptent y injecter d’abord 3 Mds£ (3,7 Mds€). En contrepartie, un montant de fonds privés de 15 Mds£ est attendu. Le projet a encore besoin du feu vert de la Commission européenne, attendu en 2013.