En bref : Sillia-MPO, Areva-Céole, Eiffage, NorWind, SolFocus

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France

  • Solaire

L’assembleur de modules photovoltaïques breton Sillia Energie a noué un partenariat de long terme avec le producteur de cellules MPO Energy. « Avec cette alliance, nous proposons un panneau de fabrication 100% française », indique Pierre-Laurent Faugeras, responsable ventes de Sillia, rencontré au Salon des énergies renouvelables à Paris. Sillia dispose aussi d’une source d’approvisionnement de cellules en Asie. MPO Energy est en phase d’apprentissage sur les cellules solaires et dispose d’une première ligne pilote de 30 MW. Il déploie actuellement un outil de production qui doit atteindre 140 MW en 2013, à Villaines-La-Juhel (Mayenne). MPO est aussi le pilote du projet solaire collaboratif PV20. L’entreprise est désormais le deuxième producteur de cellules solaires en France, après Photowatt, repris récemment par EDF.

  • Eolien offshore (mâts)

Ça chauffe sur l’éolien en mer où les résultats de l’appel d’offres de 3 GW sur cinq zones sont imminents. En attendant, les industriels abattent leurs dernières cartes : le fabricant de turbines Areva, engagé dans deux équipes (GDF Suez/Vinci/CDC Infrastructure et Iberdrola /Eole-RES) a noué un partenariat avec la PME bourguignonne Céole, spécialiste des mâts d’éoliennes terrestres. Si Areva gagne l’équipement de parcs, Céole fournira les mâts offshore. Le groupe nucléaire souligne qu’une usine de mâts est prévue sur le littoral. Il y a quelques mois, Céole présentait un projet de ce type avec le dunkerquois CMP, entreprise dans le giron de Vinci. En redressement judiciaire, Céole espère retrouver une visibilité sur le marché terrestre et un relais de croissance sur l’offshore.

  • Eolien offshore (fondations)

Eiffage (via sa filiale Eiffel) vient de perdre un projet de reprise d’usine de fondations jackets pour le marché éolien offshore, à Brest. Le groupe de BTP avait déposé début février une offre de reprise de l’entreprise brestoise Sobrena, en redressement judiciaire. Le but d’Eiffage était de transformer son activité de réparation navale civile en production de fondations métalliques pour l’éolien en mer. Le tribunal de commerce de Brest a choisi le repreneur des chantiers navals de Sobrena : c’est le néerlandais Damen Shipyards Group qui l’emporte. L’entreprise Gibdock, basée à Gibraltar, était également sur les rangs. Eiffage a perdu car son offre de reprise était associée à une clause suspensive liée à son succès sur l’appel d’offres éolien offshore français. Eiffage est un partenaire du consortium formé autour d’Iberdrola et Eole-RES sur deux zones de la compétition.

  • Eolien offshore (installation et services connexes)

NorWind Installer, une entreprise norvégienne spécialiste des solutions d’installations pour les fermes éoliennes offshore, pourrait poser durablement ses bagages dans la région de Bordeaux. Elle vient d’ouvrir un bureau sur l’Ecoparc de Blanquefort et réfléchit à l’établissement d’une antenne en France. Dans le viseur de NorWind se trouvent notamment les marchés ouverts par l’appel d’offres de 3 GW. « D’ici l’année prochaine, l’antenne bordelaise de NorWind Installer devrait s’étoffer de 2 ou 3 ingénieurs pour constituer une équipe de 5 à 6 personnes à horizon 2014 », indique un communiqué de l’Ecoparc de Blanquefort. NorWind a notamment conçu un bateau installateur spécifique pour le secteur, pouvant transporter des fondations par exemple.

International

  • Solaire

SolFocus, groupe californien pionnier sur la technologie du photovoltaïque à concentration (CPV) et grand concurrent du français Soitec, va construire une installation de 450 MW au Mexique, près de la ville de Tecate, à côté de la frontière avec les Etats-Unis. Le site, qui nécessite un investissement d’environ 2 milliards de dollars (1,5 Md€), sera exploité par SolMex, joint venture créée pour l’occasion par le groupe énergétique américain Synergy Technologies et le groupe immobilier mexicain Grupo Musa. La construction d’une première tranche de 50 MW doit démarrer fin 2012 pour une mise en service en 2013. Ce projet est aujourd’hui l’un des plus ambitieux au monde pour cette technologie, devant un site de Solar Systems de 154 MW en Australie et un autre de Soitec de 150 MW aux Etats-Unis.