Les miroirs de Google

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Google a investi temps et argent dans la recherche sur les énergies renouvelables, pour parvenir à un coût moindre que le charbon. Jusqu’ici en vain. Le géant de l’internet mondial est déçu de pas avoir encore vu arriver « la » bonne idée, mais il travaille sur un nouvel axe : sa propre technologie de miroirs, pour réduire d’un quart le coût de construction des centrales solaires thermiques, la technologie en vogue.

Son « tsar » de l’énergie verte, Bill Weih, a déclaré lors d’une conférence à San Francisco que Google étudie des matériaux “très inhabituels” pour la surface réfléchissante des miroirs ainsi que pour la base sur laquelle elle est montée, a rapporté Reuters.

Son but : diviser par deux, voire « dans l’idéal par trois ou quatre », le coût des miroirs paraboliques, pour réduire le coût par watt  installé, qui actuellement est de 2,5 à 4 dollars. Une installation de 250 MW coûte de 600 millions à 1 milliard de dollars.

Dans les centrales solaires thermiques, pas de panneaux photovoltaïques : ce sont des milliers de miroirs, dits héliostats, qui renvoient la chaleur solaire vers un réservoir géant plein d’un fluide qui, chauffé, fait tourner une turbine à vapeur générant de l’électricité. Il faudra aussi que les miroirs soient testés pour résister aux conditions du désert californien, là où fleurissent des projets géants de centrales solaires thermiques.

Son objectif ultime, passer sous les 5 cents le kilowatt-heure – ce que coûte actuellement aux Etats-Unis l’électricité produite dans des centrales à charbon.

Google est déjà partisan convaincu du solaire thermique : il a investi dans deux des plus actives sociétés américaines du secteur, BrightSource et eSolar.

Mais visiblement, il n’a pas trouvé le « Google du green » : il n’a investi que 50 millions de dollars dans diverses start-up, malgré des déclarations grandioses sur son objectif de donner au monde de l’énergie propre bon marché.