Alstom mise sur l’énergie marine

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alstomhydroAlstom Hydro se positionne sur le marché encore incertain de l’énergie marine. Le groupe français veut commercialiser des hydroliennes à partir de 2012. Il vient pour cela de signer un accord de coopération sous licence avec la société canadienne Clean Current Power Systems, spécialisée dans la technologie des hydroliennes.

Alstom Hydro, spécialiste de l’énergie hydraulique, bénéficiera de la licence exclusive mondiale pour les applications de courant océanique et de courant de marée utilisant la technologie de Clean Current. Celle-ci repose sur une turbine à axe horizontal munie d’un alternateur à aimants permanents à vitesse variable et entraînement permanent. Elle fonctionne dans les deux sens pour maximiser la production.

L’accord prévoit aussi une coopération entre les deux groupes pour développer cette technologie, créer des unités de démonstration et permettre à Alstom de devenir un équipementier pour les parcs hydroliens dès 2012.

Le potentiel de l’énergie marine fait rêver de nombreux acteurs : selon l’Agence internationale de l’énergie, la production pourrait atteindre 100 TWh (l’équivalent de la consommation totale d’un pays comme le Danemark) si tous les sites soumis à des courants de marée assez puissants étaient équipés.

Plusieurs parcs hydroliens sont en construction. En France, EDF prépare un premier parc hydrolien de 2 MW au large de Paimpol (Côtes d’Armor), pour un investissement estimé à 24 millions d’euros. Il devrait être mis en service en 2012. Les quatre hydroliennes seront fournies par le constructeur irlandais OpenHydro.

Un grand projet a également été lancé au large de la pointe nord de l’Ecosse, avec le soutien de la banque Morgan Stanley dont un centre de données informatiques devrait être alimenté par la future centrale houlomotrice.

Mais le pari de l’énergie marine n’est pas encore gagné. Au large du Portugal, l’installation d’une centrale houlomotrice présentée comme la première du monde et équipée de Pélamis, des sortes de serpents de mer articulés et semi-immergés, a tourné court en mars dernier : les Pélamis ont dû être retirés en raison d’un problème au niveau de l’articulation des vérins.