Le cocktail de Frey : immobilier, champagne et énergies renouvelables

Print Friendly, PDF & Email

En 2007, nouveau challenge : Frey s’attaque au solaire. Là, l’entreprise se comporte en investisseur et développeur mais elle acquiert aussi des équipes industrielles : elle a pris une participation de 50% dans un bureau d’études et, en mars dernier, 38% de Rewatt, qui lui ouvre les marchés des Dom-Tom.

Et Arthur Rozen s’enorgueillit d’avoir décroché, en janvier dernier, le marché de la toiture solaire de 9 MW de l’usine Michelin, à Cunéo, en Italie, lui qui est passé par la direction financière de… Michelin division roues.

La société a aussi deux centrales en construction en France et elle a commencé à proposer une offre aux agriculteurs : elle leur construit gratuitement un hangar équipé de panneaux solaires, dont elle est propriétaire et qu’elle exploite. Un modèle qui s’apparente à celui de CPC-Solabios. « Le concept fait un tabac », assure Arthur Rozen.

« Mais le solaire a encore besoin d’être subventionné. Il coûte encore très cher même si le prix des panneaux a diminué de plus de 15% sur les six derniers mois. Par rapport à l’éolien, il reste largement au-dessus : 1 MW de solaire coûte environ 5 millions d’euros, contre 1,6 million pour 1 MW d’éolien, en moyenne », poursuit le président.

Pour financer ses projets, Frey fait appel aux banques et estime ne pas trop souffrir du resserrement du crédit. « Le groupe a une assise financière solide, la Compagnie financière Frey dispose de 300 millions d’euros de fonds propres, ça rassure les banques », observe celui qui est aussi directeur financier de la Compagnie financière Frey.

Troisième pilier, le biogaz, où la demande, là encore, grimpe à toute vitesse en raison d’une hausse de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) appliquée à l’élimination et au transfert des déchets, qui encourage la production de biogaz. Frey a mis la main sur Gas environnement en 2007 et gère aujourd’hui deux sites de valorisation de biogaz de décharge pour 5,6 MW et vient de signer pour 2 MW supplémentaires. Objectif : 20 MW fin 2010.

Pour compléter la palette, Frey s’intéresse enfin à la biomasse, marché sur lequel il compte entrer par une très prochaine acquisition.