ATP, encore un fonds de pension européen fan des cleantech

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atpA nouveau, un gros fonds de pension européen mise sur les cleantech : ATP, le fonds de pension danois, qui gère 47,7 milliards d’euros, va consacrer aux cleantech 292 millions d’euros, qu’il investira dans le fonds spécialisé dans les cleantech Hudson Clean Energy, un fonds dont ATP a d’ailleurs acquis 24,4% du capital en février.

ATP (Arbejdmarkedets TillaegsPension) compte même accroître cette mise de fonds jusqu’à 2 à 3% de son portefeuille — soit plus d’un milliard d’euros.

ATP rejoint dans ce mouvement le fonds de pension britannique USS (Universities Superannuation Scheme) — qui a investi dans le fonds spécialisé Climate Change Capital –, ou encore les fonds de pension néerlandais ABP et PGGM, qui ont ensemble investi 500 millions d’euros via leur filiale Alpinvest  (un contributeur notamment du fonds californien VantagePoint) ainsi que le fonds suédois AP7, qui lui a dépensé 100 millions d’euros.

Le fonds de pension américain CalPERS, le plus gros des Etats-Unis, envisage lui d’augmenter l’investissement de 200 millions de dollars qu’il a réalisé dans le fonds vert Khosla Ventures, qui s’ajoute aux quelques centaines de millions de dollars qu’il a déjà placés dans ce secteur au cours des 4 dernières années.

Le fonds Hudson, qui a été créé par un ancien associé de Goldman Sachs, Neil Auerbach, prévoit lui d’investir 9 milliards de dollars dans le solaire, l’éolien et l’hydro-électricité, ainsi que les biocarburants et la biomasse.

Pour ATP, c’est un calcul autant de principe que de rentabilité : ATP estime que son investissement pourrait lui rapporter un rendement à deux chiffres.

Plusieurs fonds d’investissement ont, ces dernières semaines, considérablement accru leur trésor de guerre pour investir sur les cleantech, comme l’européen Index Ventures et l’américain Element Partners, qui viennent de miser un milliard sur les cleantech.