Air Liquide se renforce sur la valorisation du CO2

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airAir Liquide avance ses pions sur le marché des applications industrielles du dioxyde de carbone. Après les Pays-Bas et la France, il va investir 10 millions d’euros en Australie, dans une unité de valorisation qui récupérera jusqu’à 69 000 tonnes de dioxyde de carbone du site de production de gaz naturel de BassGas, à environ 100 kilomètres au sud-est de Melbourne. Elle sera mise en service en 2010.

Le CO2 récupéré sera purifié, liquéfié puis réutilisé pour d’autres applications industrielles au lieu d’être directement rejeté dans l’atmosphère.

Le marché australien des applications industrielles du CO2 concernent la lutte contre les incendies, la production de vin, le traitement des eaux, la préservation de la chaîne du froid, la conservation et la surgélation des aliments… Il pèse 200 000 tonnes par an et croît de 4% par an, porté par l’industrie alimentaire et le traitement des eaux, selon Air Liquide.

Pour le groupe français, leader mondial des gaz pour l’industrie et l’environnement, c’est une nouvelle avancée sur le marché de la valorisation du dioxyde de carbone. Il a déjà annoncé, fin janvier, un investissement de 20 millions d’euros dans deux unités, cette fois en Europe, l’une en France, à Bazancourt, et l’autre aux Pays-Bas, à Rozenburg. Air Liquide, qui possède déjà un site de liquéfaction du dioxyde de carbone à Geleen, aux Pays-Bas, a prévu d’augmenter sa capacité totale en Europe de plus de 250 000 tonnes entre 2008 et 2010.

Le marché européen pèse 3 millions de tonnes par an et connaît une croissance régulière de 3% par an, selon Air Liquide.

Le groupe est très par ailleurs très actif sur un autre marché de l’environnement : il est leader mondial du marché des gaz pour l’énergie solaire et a annoncé, en janvier, un investissement de 40 millions d’euros pour des sites de production d’azote, d’hydrogène, de monosilane et d’autres gaz pour les cellules solaires.