La BEI précise sa nouvelle politique proclimat

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Que prévoient les plans de relance européens en faveur de la transition énergétique ? Quelles sont les technologies et les secteurs privilégiés ? Quels nouveaux financements accessibles aux entreprises ? Ces questions étaient au coeur de la 4e édition des Rencontres internationales de la transition énergétique organisées aujourd’hui par Business France et GreenUnivers, avec l’Ademe. L’opportunité de décrypter le Green Deal de l’Union européenne et les plans de cinq Etats-membres, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Danemark et la Pologne et de s’intéresser aux financements, notamment ceux accordés par la Banque européenne d’investissement (BEI).

Véritable bras financier de l’Union européenne, la BEI est ainsi appelée à devenir la « Banque européenne du climat », ainsi que ses actionnaires – les 27 Etats membres de l’Union européenne – l’ont officiellement décidé ce mois-ci. Grégoire Chauvière Le Drian, directeur du bureau français du groupe BEI, a précisé le mode opératoire de cette évolution.

L’objectif, fixé pour 2025, vise à flécher la moitié de tous les investissements annuels, c’est-à-dire 32 Mds€ sur 64 Mds€ prévus, vers des engagements favorables à la réduction des émissions de CO2 et à l’environnement en général et à « neutraliser » l’autre partie. Ce qui signifie en pratique « cesser de financer de nouveaux projets énergétiques qui recourent aux combustibles fossiles sans être assortis de dispositions de réduction des émissions », selon le communiqué de la Banque européenne d’investissement du 13 novembre.

1000 Mds€ proclimat en 2030 ?

Pour le moment, 30% des financements sont considérés comme étant favorables au climat. Le mouvement vers la cible de 2025 va être progressif et même ne pas commencer tout de suite, car ...