La consultation « P5 » prépare l’extension du domaine des CEE

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Hôtel de Roquelaure © Pline, Wikimedia Commons

[Exclusif] La Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) a lancé hier 2 juillet la phase de concertation sur la prochaine période de collecte de certificats d’économies d’énergie (CEE), de 2022 à 2025, dite « P5 ». Par l’intermédiaire d’un questionnaire (consultable ci-dessous), les acteurs des CEE sont invités à s’exprimer d’ici le 10 septembre sur 10 thématiques. Elles hébergent nombre de propositions importantes et novatrices, dont certaines vont faire réagir, ce qui est précisément le but de ce sondage. Par exemple sur les contrôles généralisés, la transparence des délégataires, la nouvelle répartition de l’obligation et l’efficacité des opérations.

Une obligation en forte hausse ?

Mais l’enjeu numéro un réside dans le niveau de l’obligation globale. Dans son document, l’administration reprend simplement les trois scénarios de volumes sur quatre ans calculés par l’Ademe : 1 568 TWh cumac*, 2 000 TWhc ou 2 455 TWhc, contre 2133 TWhc pour la période actuelle. En revanche, elle ne manque pas de citer la proposition de la Convention citoyenne pour le climat, retenue par le Président de la République, soit une multiplication par 3 ou 4 du niveau actuel mais à une échéance non précisée. En 2025, 2028, 2030 ? Une chose est sûre : les obligations concrètes de rénovation thermiques prônées par cette convention imposeraient de nouveaux financements et sans doute, une spectaculaire promotion pour le mécanisme des CEE : « Nous estimons ...