Covid-19 : la poursuite de l’activité industrielle est-elle possible ?

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(c) Normandie Hydro

Confinement, poursuite de l’activité économique, droit de retrait, la confusion règne dans l’industrie où l’usage du télétravail est par définition limité. A l’instar du bâtiment, dont les syndicats patronaux (FFB, Capeb et FNTP) souhaitent arrêter temporairement les chantiers et sont entrés dans un bras de fer avec le gouvernement. Le secteur de l’énergie n’échappe pas à ces interrogations. La production, le transport et la fourniture ont logiquement été élevés au rang d’activités vitales de la nation. Dans les énergies renouvelables, les chantiers de construction sont à l’arrêt, et les stratégies liées aux opérations de maintenance diffèrent selon les opérateurs, mais tous tentent de s’adapter à la situation. Quid des usines de fabrication ? En Espagne, Vestas a été contraint de fermer temporairement une usine de pales suite au débrayage de ses salariés, inquiets pour leur santé. En France, General Electric a également vu ses ouvriers de Belfort faire usage de leur droit de retrait. Un point sur la situation.

Que dit le code du travail ?

Le projet de loi d’urgence actuellement à l’étude au Parlement prévoit que le gouvernement puisse prendre des décisions par ordonnances modifiant les règles sur la durée et les conditions de travail. Pour autant, le droit du travail s’applique toujours. A ce titre, il prévoit que l’employeur doit prendre les mesures nécessaires « pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et morale des travailleurs ». Pour connaitre les mesures à prendre ...