Le singapourien TES redonne vie à Recupyl 

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Crédit : Pixabay

TES, la société singapourienne de recyclage de déchets informatiques, annonce deux investissements dans des usines de recyclage de batteries au lithium, dont un concernant Recupyl à Grenoble. L’entreprise française, qui avait été placée en liquidation judiciaire durant l’été 2018, devrait donc reprendre du service.

Reprise de technologie

Dans son communiqué, TES indique vouloir investir 25 M$ (16,6 M€) dans deux usines, notamment celle de Recupyl à Grenoble. Le groupe asiatique ...

ne précise pas les modalités de l’opération qui porte sur une entreprise qui a mis la clé sous la porte durant l’été 2018. Mais visiblement, TES est parvenu à récupérer la technologie de la société française. « Chaque établissement utilise un processus de recyclage innovant utilisant des équipements et une technologie développée en interne exclusive », se félicite le groupe.

La loi française sur les liquidations judiciaires prévoit en effet de vendre tout ou partie des actifs matériels et immatériels d’une entreprise pour éponger ses dettes. TES aurait ainsi pu hériter des technologies de recyclage innovantes employées par Recupyl. Contactée par GreenUnivers, cette dernière n’a pas répondu et son numéro de téléphone n’est plus attribué. Avant d’être placée en liquidation judiciaire, l’entreprise avait été rachetée en 2017 par le groupe polonais de gestion de l’eau et des déchets Eneris.

TES (1 700 salariés répartis dans 22 pays) explique vouloir recycler notamment des batteries de véhicules électriques pour des applications de stockage stationnaire. Le groupe appartient au fonds d’investissement Navis Capital Partners (6 Mds US$ sous gestion) basé à Kuala Lumpur.