General Electric : un rapport et beaucoup d’interrogations

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(c) Pixabay

Pas de repos pour General Electric (GE) en ce week-end du 15 août. La sortie d’un rapport jeudi dernier sur les comptes de GE, signé par un expert-comptable américain, Harry Markopolos, connu pour avoir alerté sur le scandale Madoff, a déstabilisé le cours de Bourse et généré de nouvelles interrogations sur la santé financière du groupe américain.

GEnron ? 

Selon Harry Markopolos, GE irait droit dans le mur. Il assure dans un rapport, non rendu public, que le conglomérat américain a joué avec les écritures comptables pour dissimuler ...

38 Mds€ de pertes (34,3 Mds€), soit la moitié de sa capitalisation boursière, et une trésorerie exsangue. L’expert-comptable prétend que la faillite du groupe aurait des conséquences pires encore que le scandale Enron en 2001.

Suite à ces accusations, le cours de Bourse de la société a fait le yoyo avec un point bas à -11%. Lawrence Culp, le PDG de General Electric, a été contraint de racheter pour 2 M$ d’actions pour freiner la baisse tout en dénonçant le conflit d’intérêt dont fait l’objet l’auteur du rapport. En effet, Harry Markopolos s’est entendu avec un hedge fund pour travailler ensemble sur des positions à découvert pariant sur la dépréciation du titre. Une pratique très américaine qui peut poser question.

Une chose est certaine, ce rapport n’est pas fait pour rassurer sur la situation financière de GE, qui suscite de nombreuses interrogations. Le groupe a enregistré en 2018 des pertes totales de 20,7 Mds$ (18,7 Mds€) et a lancé la réorganisation de sa branche énergie. En France, il a annoncé en début d’année un plan de licenciements de 1 000 personnes sur le site de Belfort, et 80 sur le site éolien de Nantes.