EnR : Nouveaux modèles d’affaires et stratégie des acteurs [Compte-rendu]

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(Crédit : Marie-Pierre Dieterlé)

GreenUnivers a organisé, mardi 28 mai, sa 6e conférence annuelle sur le financement des énergies renouvelables en partenariat avec EY et le Syndicat des énergies renouvelables et avec le soutien du cabinet d’avocats De Gaulle Fleurance & Associés, de la société de gestion RGreen Invest, de l’énergéticien et agrégateur Uniper et du cabinet-conseil spécialiste de l’énergie Tevali Partners.

Cette 6e édition a réuni près de 220 participants et 15 intervenants. Elle était centrée sur l’impact des nouveaux modèles d’affaires et de la fin programmée des aides publiques sur le financement des projets et la stratégie des acteurs.

Alexis Gazzo (crédit : Marie-Pierre Dieterlé)

En ouverture, Alexis Gazzo, associé cleantech et sustainability chez EY, a dressé un panorama des tendances, rappelant que « la baisse de 25% des investissements dans les EnR l’année dernière est liée à la diminution des Capex puisque les installations EnR sont restées stables en termes de capacités ». À l’international, la dynamique en matière de corporate power purchase agreements s’est poursuivie en 2018. En France, en revanche, le mouvement émerge à peine. Ce qui n’empêche pas le pays de séduire. « Pour la première fois, la France se classe au 3ème rang des marchés les plus attractifs en matière d’investissement EnR, derrière la Chine et les Etats-Unis selon notre index Renewable country attractiveness« , a rappelé Alexis Gazzo.

Jean-Louis Bal (crédit : Marie-Pierre Dieterlé)

Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables, a clôturé cette matinée en rappelant plusieurs tendances majeures : pour lui, « la PPE 2023 et 2028 se caractérise notamment par l’importance attribuée à la chaleur renouvelable et la compétitivité de l’énergie solaire. L’émergence des besoins de stockage est prévue pour après 2028 mais ce phénomène doit être anticipé, les ZNI offrant « un bon terrain de jeu » à cet égard ». En termes d’autoconsommation – l’un des sujets de la conférence – « les objectifs 2023 de la PPE visent entre 65 000 et 100 000 installations, ce qui est peu. Au 31 mars dernier, la France en comptait déjà 47 000 ». Le président du SER a aussi souligné l’importance de l’appel d’offres éolien en mer de Dunkerque, dont les prix s’annoncent très compétitifs : « 10 € en moins sur le tarif cible initial de 70€/Mh font gagner 1 Md€ à la collectivité ». 

Accédez au compte-rendu des différentes sessions :

[Table ronde] Financement : Les nouveaux modèles d’affaires (vente sur le marché, corporate PPA…) et l’impact sur le financement des parcs

Avec Sébastien Dubois, directeur général RES France, Coralie Lang Damerose, head of energy department, Metro Cash & carry France, Alexandre Soroko, responsable du business development, Uniper

– [Étude de cas] Autoconsommation, émergence d’un modèle économique
Par Sylvie Perrin, avocate associée, cabinet De Gaulle Fleurance & Associés, et William Arkwright, directeur énergies renouvelables – entreprises et collectivités, Engie

– [Étude de cas] La stratégie d’un territoire ambitieux
Par Christophe Laly, directeur, Morbihan Énergies

– [Focus Investissement] Qu’est-ce qui intéresse les souscripteurs ?

Avec Gary Cige, investisseur, Afir – family holding Decathlon, Nicolas Rochon, président, RGreen Invest, Carole Zacchéo, responsable de la gestion des actifs de rendement, taux et crédit, actifs réels, Maif

– [Table ronde] Quelle stratégie face à la fin programmée des aides publiques ?
Avec Nicolas Couderc, directeur général adjoint, EDF Renouvelables, Frédéric Moyne, président directeur général, Albioma, Julien Pouget, senior vice president Renewables, Total, Nicolas Wolff, vice-président directeur général, Boralex Europe.

Retrouvez les photos de la conférence ici