Le 2e fonds EnR d’Omnes Capital fait « fois 2 »

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Centrale solaire de Cestas © Neoen

Un multiple net de 2 et un taux de rentabilité de 15% par an : gros score pour le fonds Capénergie 2 d’Omnes Capital, lancé en 2010, dimensionné à 134 M€ et désormais désinvesti à 97%. « C’est plus que ce que l’on espérait, car nous proposons à nos souscripteurs ...

un TRI net de 10% », précise Serge Savasta, associé gérant d’Omnes Capital. Le véhicule a profité à plein de l’entrée en Bourse de Neoen, dont il détenait 22,8% avant l’augmentation de capital. Capénergie 2 a aussi été co-propriétaire de huit parcs éoliens et centrales solaires en France et au Portugal, revendus en 2016 à l’opérateur suisse EOS Holding et a été présent en 2015 dans le projet de réseau de chaleur géothermique de Villages Nature à Marne-la-Vallée, avec Kyotherm, Cofely Réseaux et Storengy.

Vers un scope d’EnR européennes plus que françaises

A la différence d’autres concurrents présents dans les énergies renouvelables, Omnes Capital a un horizon de placement assez court (autour de 5-7 ans), qui correspond plus à celui du private equity et d’ailleurs, c’est ce concept qui l’incite à entrer aussi au capital d’entreprises comme Neoen. La prise de risque est un peu plus grande, le rendement peut l’être aussi et les sorties, plus rapprochées.

Qu’en sera-t-il à l’avenir, alors que le successeur de Capénergie 2 est encore en phase d’investissement (244 M€ d’encours) et que Capénergie 4 se prépare, en visant 500 M€ et un lancement au troisième trimestre de cette année ? « En adoptant une approche plus européenne, il n’est pas impossible de retrouver la performance de Capénergie 2. A condition d’accentuer notre approche multi-pays et de s’intéresser en particulier à ceux où le marché permet des projets sans subvention et où la ressource est abondante », estime Serge Savasta.

 » La dérégulation est insuffisante »

Du coup, la France sort-elle du scope d’Omnes Capital, remplacée par l’éolien finlandais ou le solaire espagnol ? Pas vraiment, mais elle perd en importance relative. Les EnR tricolores représentaient 70% des investissements du premier fonds, 50% du deuxième, 45% de Capénergie 3 et devraient descendre à un tiers pour le futur véhicule. « La France reste un pays majeur de notre stratégie, le potentiel solaire et éolien demeure important. Mais la dérégulation est insuffisante. Nous avons besoin de projets plus importants, plus nombreux, d’économies d’échelle plus marquées et de coûts de production orientés plus franchement à la baisse, » suggère Serge Savasta.