Goflex, indice d’effacement du bâtiment, prêt début 2019

Print Friendly, PDF & Email
(Crédit : Plan bâtiment durable)

Le syndicat de fournisseurs d’automatismes pour les marchés de l’énergie lance un nouvel outil, nommé Goflex, pour mesurer le potentiel de flexibilité des bâtiments. Le but est d’évaluer si le bâtiment – ou le parc de bâtiments – peut s’effacer du réseau électrique au moment opportun. 

L’outil a été mis en place par un groupe de travail au sein du Gimélec, constitué il y a un peu plus d’un an. Parmi ces experts, Thierry Djahel, directeur du développement et de la prospective au sein de Schneider Electric et membre du comité de marché Bâtiment Connecté du Gimélec : « Goflex est un outil de calcul ...

qui permet de valoriser la flexibilité dans les bâtiments existants ou à venir », explique-t-il. Pour le moment, l’outil se concentre sur le bâtiment tertiaire.

Plusieurs données prises en compte

Une phase de test a été lancée en partenariat avec l’Ifpeb (Institut français pour la performance du bâtiment) en octobre. L’outil se base tout d’abord sur les usages des bâtiments : thermiques/électriques, thermodynamiques, recharge des véhicules électriques, ventilation, éclairage, informatique et autres usages. « Cette liste des différents usages dans quasi tous les bâtiments (hormis la recharge VE, qui commence à arriver) va nécessiter un recensement des charges (puissance en kW) et des coefficients qui vont permettre de déterminer quelle est la puissance effective réelle. In fine, nous obtenons une puissance effaçable corrigée en été et en hiver », détaille Thierry Djahel. Ces données seront aussi évaluées en fonction de la demande de préavis de l’agrégateur. Enfin, une lettre (A, B, C ou D) va permettre de déterminer le niveau d’intelligence du bâtiment connecté. « Plus on se rapproche du A, plus le système est intelligent et plus il est facile d’accéder à la flexibilité », précise Thierry Djahel.

Les géants de l’immobilier visés

L’outil sera mis à disposition gratuitement, via une plateforme sur Internet. Sa mise en service est prévue pour mars-avril 2019. Goflex vise les grands propriétaires immobiliers avec un patrimoine conséquent, en mesure de signer avec un ou plusieurs agrégateurs. Le marché du résidentiel n’est pour l’instant pas en ligne de mire. Pour cause : un nombre d’interlocuteurs plus nombreux et une acceptation sociale plus difficile due au risque d’une perte de confort, ce qui rend le marché plus complexe à appréhender.