Espagne : le fonds AIMCo reprend Eolia pour 1,4 Md€

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(c) Pixabay

Le fonds d’investissement canadien Alberta Investment Management Corporation (AIMCo) a racheté la société espagnole Eolia Renovables. La transaction rapporte 1,4 Md€ à Oaktree Capital, qui avait acquis Eolia en 2015 pour 1 Md€.

Un parc installé de 669 MW

L’opération réalisée par AIMCo (107 Mds$ sous gestion) ne concerne que ...

les parts détenues par Oaktree Capital, soit 75% du capital d’Eolia Renovables. Le solde est détenu par le fonds Res NewCo et d’autres actionnaires minoritaires, généralement des investisseurs espagnols au capital des projets exploités par Eolia. A noter que sur le montant de 1,4 Md€, quelque 800 M€ correspondent à de la dette. Eolia Renovables est l’un des principaux développeurs indépendants d’EnR en Espagne. La société construit et exploite des parcs solaires et éoliens cumulant 669 MW de capacité nette. Son portefeuille de projets est inconnu.

Après une période de vaches maigres liée au moratoire solaire de 2012, le marché espagnol attire de nouveau l’intérêt des investisseurs, notamment des fonds. Dès 2015, le cabinet EY notait la recrudescence des opérations d’acquisitions en Espagne avec sept transactions dans le secteur des EnR pour un montant total de 3,1 Mds$ (2,8 Mds€). Parmi les plus importantes, citons celle du fonds d’investissement américain KKR qui a pris le contrôle de 80% du capital de Gestamp Solar pour 925 M€. Quelques mois plus tard, c’était le fonds Cerberus qui déboursait 1 Md€ pour acquérir Renovalia et ses 450 MW d’EnR installés. L’exploitant Sonnedix, détenu par JP Morgan Asset Management, est aussi très actif sur le marché ibérique. Parmi les acteurs financiers français, RIVE Private Investment a réalisé sa première transaction en Espagne l’année dernière avec deux parcs éoliens en Andalousie rachetés pour 30 M€.

L’Espagne vise les 100 d’EnR en 2050

Le nouveau gouvernement espagnol a rendu public un document de travail dans lequel il prévoit de fixer un objectif de 100% d’énergies renouvelables dans le mix électrique à l’horizon 2050, avec une étape intermédiaire de 70% en 2030. En 2016, les EnR représentaient 23% du mix électrique. Le texte rédigé par Teresa Ribeira, ministre de la Transition écologique et ancienne directrice de l’Iddri, propose également l’arrêt de la délivrance de permis d’exploration d’hydrocarbures, l’interdiction de la fracturation hydraulique, la fin des subventions aux énergies fossiles et de l’immatriculation des véhicules thermiques (hybrides inclus) à l’horizon 2040.