Smart grid : la Vendée ébauche un « marché d’ajustement local »

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Présentation des résultats du projet Smart Grid Vendée
(Crédit : Thomas Blosseville)

Déployer à grande échelle les promesses entrevues ces cinq dernières années : c’est l’enjeu du projet Atlas, qui prend la suite du démonstrateur Smart Grid Vendée. Il s’agit de bâtir dans l’Ouest de la France un nouveau modèle de gestion locale de l’électricité. Atlas vise à déployer des capteurs et des actionneurs sur 2000 à 4000 bâtiments publics en Bretagne et dans les Pays de la Loire. Le but est de réaliser des économies d’énergie et d’offrir au réseau électrique des services de flexibilité de la demande. « Smart Grid Vendée a démontré qu’il y avait de quoi faire. Nous voulons maintenant déployer plus largement sur le terrain ce que nous avons expérimenté et y aller avec un modèle économique », se projette Yann Dandeville, chef du service développement, innovation et grands projets au Sydev, le syndicat départemental d’énergie de Vendée.

Un mécanisme d’ajustement local

L’enjeu est de taille. Le démonstrateur Smart Grid Vendée, qui vient de livrer ses conclusions, concernait 120 bâtiments pour une capacité totale de flexibilité de 1,3 MW, testée l’hiver dernier. A laquelle on peut ajouter 1,5 MW dans des usines d’eau potable, sur lesquelles les essais ont été réalisés en 2016. En décuplant le nombre de sites, Atlas va aussi démultiplier les défis posés par le déploiement de la flexibilité sur un gisement diffus.

Mais Smart Grid Vendée a aussi esquissé des solutions. Ainsi, le démonstrateur a permis de travailler sur...

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