Bruxelles veut libérer les batteries de seconde vie

Print Friendly, PDF & Email
Photo : Anne-Claire Poirier

La Commission européenne se prépare à l’explosion de la demande en véhicules électriques. Dans la fabrication de batteries neuves, son ambition est désormais clairement affichée avec l’objectif de bâtir 10 à 20 « gigafactories » en Europe d’ici 2025. Mais Bruxelles veut aussi se positionner sur la seconde vie des batteries, après leur utilisation dans les voitures. L’exécutif européen vient de signer le 12 mars un accord dans ce sens avec les industriels Renault et Bouygues (déjà partenaires sur ce sujet). Les ministères français de l’Économie et des Finances d’une part, de la Transition écologique et solidaire d’autre part, sont également signataires. Tout comme leurs homologues hollandais et la société LomboXnet, spécialisée dans la recharge de véhicules par énergie solaire.

Autoconsommation et compteurs communicants

Le but ? « Explorer et analyser si la réglementation européenne, ainsi que ses déclinaisons aux échelons national et régional, entravent ...

le recyclage et la réutilisation des batteries de véhicules électriques, par exemple pour le stockage d’énergie », précise dans un communiqué la Commission. Baptisé « innovation deal », ce type d’accord vise à lever les barrières à l’innovation et réduire le temps entre l’idée et la commercialisation d’une nouvelle offre.

Deux champs d’exploration ont été identifiés : la gestion des déchets et le secteur énergétique. Pour le premier, il s’agit de réfléchir à la définition des déchets et la classification des batteries ainsi qu’aux règles du marché intérieur, par exemple en termes de garanties et de sécurité d’utilisation pour la seconde vie. Pour le volet énergétique, l’analyse portera sur les freins au développement du stockage dans les réseaux. En ligne de mire : la réglementation sur le market design, la fiscalité, l’autoconsommation et les compteurs communicants. En tout cas, aux échelons nationaux, régionaux et locaux. Car, au niveau continental, « l’accord ne prévoit pas de faire des recommandations sur des propositions législatives en cours de révision », signale Bruxelles.