Assises de la transition énergétique : finance et gouvernance au cœur des préoccupations

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Les 19è Assises auront lieu pour la première fois hors de l’Hexagone, dans l’agglomération transfrontalière du Grand Genève.

De Bordeaux – Les 18è Assises de la transition énergétique se déroulent jusqu’au jeudi 26 janvier au Palais des Congrès de Bordeaux. L’échange de bonnes pratiques, définitivement au cœur de ces Assises, a attiré cette année encore, plus de 3 000 congressistes – élus locaux, techniciens territoriaux, associations… Trois jours et une centaine d’ateliers pour aborder la transition sous tous les angles. Deux sujets – finance et gouvernance – restent au cœur des préoccupations.

Ingénierie et ingéniosité financière

Nerf de la guerre, l’argent – ou plutôt « les leviers de financement » – ont fait l’objet de nombreux ateliers. De ce point de vue, les outils mobilisables par les territoires sont de plus en plus nombreux : outre la constitution de Sociétés d’économie mixte, la création de fonds régionaux est également de plus en plus courante – Terra Énergies en Aquitaine, Oser en Rhône-Alpes ou encore Cap3RI en Hauts-de-France pour ne citer qu’eux.

D’autres outils plus innovants ont également fait l’objet d’ateliers tels que le lancement d’obligations vertes – par la Région Ile-de-France notamment –, la mise en place de stratégies de désinvestissement – plus de 34 collectivités françaises ont pris position en  faveur de cette démarche encore tout récente – ou encore l’utilisation de monnaies complémentaires pour promouvoir les pratiques vertueuses et locales.

Last but not least, l’implication des citoyens à travers le financement participatif devient ...

incontournable. Les principales plateformes dédiées – Energie Partagée, Lendosphere, Lumo ou Enerfip – étaient d’ailleurs présentes pour prendre part aux différents ateliers.

Données et intelligence

S’il ne fallait citer qu’un autre nerf de la guerre (au changement climatique) : la donnée. Considérée comme une brique essentielle de la « ville intelligente », la maîtrise de la donnée a suscité d’intenses débats dans des salles toujours combles. Les évolutions réglementaires portées par la Loi de transition énergétique et la Loi pour une République numérique (7 octobre 2016) visent, en effet, à faciliter la transmission d’un certain nombre de données pour accélérer la mise en œuvre de la transition énergétique : données de consommation et de production d’énergie, données sur les réseaux énergétiques, etc.

Pour les territoires, ceci ouvre à la fois un large champ d’innovations techniques et de services autour de sujets clés tels que l’identification des ménages en situation de précarité énergétique ou les causes d’encombrement du trafic routier, par exemple. Dans le même temps, elle soulève de nombreuses questions, que ce soit sur la finalité de traitement des données, les enjeux de confidentialité ou encore la gouvernance à mettre en place pour en exploiter tout le potentiel.