Éolien offshore : Dong l’emporte aux Pays-Bas avec un prix record de 72,70€/MWh

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Le premier développeur mondial de parcs éoliens offshore, Dong Energy (récemment entré en Bourse), sort vainqueur de l’appel d’offres néerlandais pour la construction et l’exploitation de deux parcs de 350 MW chacun, Borssele 1 et 2 et bat au passage le record (détenu par Vattenfall) du tarif d’achat le plus bas jamais négocié pour cette énergie : 72,70€/MWh (hors raccordement) sur 15 ans. Le Danois l’a emporté face à une douzaine de consortiums mobilisés pour cette compétition très concurrentielle : le prix était le seul critère de sélection avec un plafond instauré déjà très bas de 124€/MWh.

« Coup de tonnerre » pour les uns, « milestone » pour les autres : ce nouveau record marque en effet un tournant dans l’histoire de l’éolien offshore puisque le prix des deux parcs – raccordement compris – passe pour la première fois sous la barre fatidique des 100€/MWh. Une ambition que Dong Energy s’était fixée pour 2020 : pari tenu, en avance.

Quatre ans avant la mise en service

Les deux parcs éoliens devront en effet être mis en service dans un délai de quatre ans (flexibilité d’un an). A comparer avec ...

la petite dizaine d’années qu’il faudra en France avant que les parcs alloués en 2012 et 2014 voient le jour… La fourniture, par l’État néerlandais, d’études préalables complètes permet d’accélérer grandement la procédure.

Les parcs seront installés à environ 22 kilomètres des côtes, au large de la province de Zeeland, et couvriront une superficie totale de 128,3 km2. Le gisement de vent est estimé à 9,5 m/s. Dong Energy n’a pas encore choisi de turbinier. En revanche, c’est l’opérateur de réseau néerlandais TenneT qui aura en charge le raccordement des parcs.

Le cours de Dong, très affecté par le Brexit, est brièvement remonté ce matin, pour rechuter dès la mi-journée...
Le cours de Dong, très affecté par le Brexit, est brièvement remonté ce matin, pour rechuter dès la mi-journée…

Le programme néerlandais de déploiement de l’éolien offshore prévoit l’allocation de 700 MW par an pendant cinq ans avec la réalisation d’études préliminaires par l’Etat, la mise en place d’un calendrier post-attribution clair et rapide. Une visibilité qui plaît aux développeurs internationaux comme en témoigne le nombre élevé de consortium candidats (mais aucun français) : le pétrolier Shell ou encore l’allemand WPD se sont lancés dans l’aventure. En tout, 38 dossiers ont été déposés sur les deux zones. Rappelons nous qu’en 2013-2014 seul deux consortiums très français ont postulé à l’appel d’offres pour l’allocation des parcs du Tréport et Yeu-Noirmoutier.