Au Danemark : l’éolien marin sous la barre des 95€/MWh

Print Friendly, PDF & Email
Installation des éoliennes en mer. (Crédit : wpd offshore)
(Crédit : WPD Offshore)

La baisse des prix dans l’éolien offshore est une réalité : en témoignent les conditions d’attribution du nouvel appel d’offres danois, pour le développement de 350 MW de puissance installée à proximité des côtes (4-8 km).

3 consortiums retenus

L’agence danoise de l’énergie (DEA) a désigné mardi 9 juin, trois consortiums habilités à poursuivre le « dialogue compétitif » dans le cadre de son appel d’offres dédié à l’éolien « nearshore ». Le suédois Vattenfall figure parmi les lauréats. C’est déjà lui qui a remporté en mars l’appel d’offres pour la construction d’Horns Rev 3 (400 MW) au prix record de 103€/MWh (hors raccordement). Le récent consortium réunissant WPD Offshore et l’énergéticien danois Hofor est également retenu, de même que European Energy Nearshore (Boralex et NIBC).

L’appel d’offres porte sur six zones pouvant accueillir entre 50 et 200 MW chacune. Les lauréats peuvent/doivent ainsi candidater sur plusieurs zones, dans la limite de 350 MW. La DEA choisira un ou plusieurs projets, dans le but d’obtenir le plus de MW installés au prix le moins élevé possible.

94€/MWh maximum

Dans le cahier des charges édité en février 2015, la DEA fixe un prix plafond de 0,70 couronnes par kWh, soit 0,94€. Un prix extrêmement bas mais atteignable grâce à la faible distance des côtes et aux conditions de vent particulièrement favorables au Danemark. « A chaque fois que la vitesse moyenne du vent progresse de 1m/s, on peut réduire le prix au MWh de 14€ », illustre Vincent Balès, directeur général de WPD Offshore France.

Pour rappel, le prix moyen pour les deux premiers appels d’offres français est de 200€/MWh, le cahier des charges du deuxième appel d’offres fixait même un prix plancher de 140€/MWh. « Les industriels français sont cependant prêts à s’engager sur 150€/MWh au prochain appel d’offres et visent 120€/MWh à horizon 2030 », expliquait récemment Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables.

Négociations

Les trois lauréats sont invités à déposer des offres « indicatives » jusqu’au 1er octobre 2015, après quoi les négociations se poursuivront jusqu’à fin 2015/début 2016. L’appel d’offres final est attendu pour avril 2016 et la mise en service des parcs en 2020.

Le lauréat obtiendra un contrat de concession sur 25 ans assorti d’un tarif d’achat fixe sur 50 000 heures pleines, soit environ 12 ans (à raison de 4000 heures de fonctionnement par an). Il devra prendre en charge la construction, le raccordement (pas de sous-stations) et l’exploitation du/des parc(s).

  • Consulter le cahier des charges ci-dessous ou ici (PDF) :