Paris dévoile sa participation au Fonds vert pour le Climat

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(Crédit : Anne-Claire Poirier)
(Crédit : Anne-Claire Poirier)

Au deuxième jour de la COP21, Paris y va de son annonce et s’engage à participer au Fonds vert pour le climat des Nations Unis à hauteur d’un million d’euros. C’est la première dotation issue d’une ville et la maire de Paris, Anne Hidalgo, appelle ses homologues des grandes métropoles à s’engager à leur tour. 1000 d’entre eux sont justement attendus vendredi 4 décembre à Paris pour le Sommet des élus locaux pour le climat, co-présidé par la maire de la capitale française et Michael Bloomberg, l’ex-édile de New-York.

La ville est un niveau d’action dans lequel nous plaçons beaucoup d’espoir

Un million d’euros : « une goutte d’eau à l’échelle des besoins planétaires », concède Anne Hidalgo « mais qui pourrait entraîner une dynamique puissante, si d’autres Villes, d’autres Régions s’emparent de la question ». La dotation de la Ville doit être validée par le conseil de Paris prévu en fin d’année et sera disponible pour le fonds en 2016.

De son côté, Hela Cheikhrouhou, directrice exécutive du Fonds vert, se félicite de la participation de la Ville de Paris, notamment parce que la ville fait partie des axes d’actions prioritaires du fonds. « C’est une priorité pour nous à plusieurs titres : d’une part, car près de la moitié de la population mondiale y vit désormais. D’autre part, car les villes sont à la source de plus de 75% des émissions de gaz à effet de serre et pour autant ce sont souvent des zones vulnérables, notamment aux effets du changement climatique. Mais d’un autre côté, la ville est un niveau d’action que nous trouvons pertinent et dans lequel nous plaçons beaucoup d’espoir », explique-t-elle.

Bientôt des contributions privés ?

Lancé en 2009, lors du sommet de Copenhague, le Fonds vert pour le climat doit capter une grande partie des 100 milliards de dollars annuels (78,5 Mds€) promis par les dirigeants internationaux d’ici à 2020. « Pour l’heure, le processus de capitalisation du fonds, initié en juin 2014, a abouti à des promesses de contribution à hauteur de 10,2 milliards (9 Mds€), soit environ 2,5 milliards de dollars par an d’ici à 2020 », indique Hela Cheikhrouhou. La France contribue à hauteur de 1 milliard de dollars (895 M€) pour 4 ans.

Si le fonds n’est configuré, pour l’instant, que pour accueillir des contributions issues d’organismes publics, celui-ci pourra prochainement accueillir des donations privées selon des règles qui seront déterminées courant 2016, indique Hela Cheikhrouhou. D’ici là, le fonds, qui est déjà effectif, continuera d’identifier des projets « symboliques et symptomatiques du changement climatique ». Huit premiers projets ont déjà été identifiés – en Afrique, Asie-Pacifique, Amérique Latine et Caraïbes –  et 30 autres sont à l’étude pour 2016.

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