Le parc éolien de Navitus Bay ne sortira pas de l’eau

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(Crédit : Vattenfall)

Lord Bourne, ministre britannique de l’Energie, a pris sa décision vendredi 11 septembre : le méga-projet éolien offshore de Navitus Bay, sur la côte du Dorset dans le Sud de l’Angleterre, ne se fera pas. Le ministre a suivi l’avis négatif du Departement of energy and climate change (DECC), qui a estimé que les conséquences négatives du projet étaient trop importantes. Développé par Eneco et EDF Energy (depuis 2012), Navitus Bay aurait dû comprendre 194 turbines pour une puissance installée de 970 MW. Une version allégée, imaginée par les développeurs suite à l’opposition rencontrée dans la région et face à la dimension politique prise par le dossier, prévoyait 121 turbines ; elle également été refusée.

Tourisme menacé

Comme prévu, les motifs sont essentiellement d’ordre paysager et touristique : le ministère estime que le projet aurait menacé la fréquentation d’un site exceptionnel – la Jurassic coast – classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Cette décision suscite de vifs regrets du côté des investisseurs et développeurs éoliens. Maria McCaffery, directrice générale de l’association professionnelle Renewable UK a estimé qu’il s’agissait là « d’une opportunité manquée. Nous ne réussissons pas à capitaliser sur l’exceptionnelle ressource éolienne du Royaume-Uni et sur ses bénéfices pour notre économie ». EDF Energy perd de la sorte un très gros projet. Au Royaume-Uni, la société exploite une ferme de 27 éoliennes offshore sur la cote Nord Est, à l’embouchure de la rivière Teeside, inaugurée l’année dernière.