Au SEM-REV, l’éolienne flottante Floatgen remplacera Winflo (Premium)

Print Friendly, PDF & Email
Ideol flotteur eolien flottant
Le flotteur Damping Pool conçu par Ideol en forme d’anneau rectangulaire. Le puits central est conçu pour permettre l’amortissement des mouvements grâce au ballotement de l’eau retenue à l’intérieur.

Ideol et Gamesa, les deux leaders du consortium Floatgen, se retrouveront finalement au Croisic (Loire-Atlantique) pour tester leur éolienne flottante (2 MW) sur le site d’expérimentation en mer de l’École Centrale de Nantes. Floatgen prend la place laissée libre par l’équipe Winacelles, qui réunissait DCNS, Vergnet et Nass&Wind autour d’un autre projet d’éolienne flottante aujourd’hui en stand-by.

Des Canaries au Croisic

Lancé en janvier 2013, le projet Floatgen, qui réunit notamment Ideol, la start-up de la Ciotat (13) et le géant espagnol Gamesa, aurait dû ...

 prendre ses quartiers aux Canaries à partir de 2015 pour y tester son démonstrateur d’éolienne flottante, mais la place laissée libre au centre d’essais du SEM-REV a modifié le programme. « Le site du SEM-REV est complètement opérationnel en termes d’autorisations et déjà raccordé au réseau national, ce qui permet une installation rapide de notre machine », explique Paul de la Guérivière, le PDG d’Ideol. « Par ailleurs, nous pourrons démontrer la viabilité économique de l’éolien flottant, même en faible profondeur. Au SEM-REV, la profondeur est de 33 mètres », ajoute-t-il. Situé au large du Croisic, SEM-REV est une zone de 1 km² avec quatre emplacements, disposant d’un câble électrique sous-marin à haute tension, d’un système de connexion sous-marin et d’une sous-station électrique connectée au réseau mais aussi de moyens de mesures océanographiques et d’un centre de recherche à terre.

Le malheur des uns…

L’équipe de Winacelles avait prévu d’y installer son prototype Winflo (1 MW) à partir de 2014 mais le projet a pris du retard et le consortium est aujourd’hui dissous. DCNS et Alstom auraient dû officialiser en avril un partenariat plus ambitieux visant la mise à l’eau d’une machine de 6 MW au large du Groix d’ici 2017-2018. Le rachat de l’industriel par GE a entraîné la suspension du partenariat jusqu’à nouvel ordre.

Dans ces conditions, Floatgen ambitionne d’être la première éolienne flottante en France et la quatrième dans le monde. Mais la concurrence reste rude, tout particulièrement sur les côtes tricolores : la start-up lilloise Nenuphar, qui vient d’accueillir Areva à son capital, prévoit d’installer son prototype en Méditerranée fin 2015, en partenariat avec EDF et Technip, tandis qu’Asah Lm (Eolfi) a fait un pas en avant en dévoilant une équipe paneuropéenne pour développer son éolienne Spinfloat d’ici 2017.

Assemblage à Saint-Nazaire

Pour l’heure, Floatgen avance ses pions au Croisic en attendant l’appel d’offres éolien flottant annoncé par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal. Le démonstrateur sera très probablement assemblé à Saint-Nazaire avant d’être remorqué vers le SEM-REV et le flotteur en béton d’Ideol devrait être construit par un grand groupe de génie civil installé localement, a indiqué Paul de la Guérivière à GreenUnivers, refusant cependant de se prononcer sur un agenda prévisionnel.

_________